Jala neti ou nettoyage du nez à l’eau salée

Jala neti ou nettoyage du nez à l’eau salée

Jala neti est une des techniques du yoga et de l’Ayurveda qui fait partie de la routine du matin (dinacharya). Elle permet de nettoyer les narines des impuretés (poussières, mucus, pollen), les sinus et purifie la zone de la tête.

La douche nasale

« Respirer c’est vivre, mais pour bien respirer le nez doit être propre ».*

Le nez sécrète un mucus qui tapisse les parois nasales et les cils vibratiles afin de piéger les poussières de l’atmosphère et protéger les poumons lors de la prise d’air. Se moucher permet d’évacuer ses mucosités mais ce n’est pas suffisant. On s’en rend compte lors d’une séance de pranayama si le nez est encombré !

La douche nasale nettoie à fond la muqueuse du nez qui est très innervée, elle agit sur le nerf olfactif et sur les yeux grâce à l’activation de la circulation sanguine dans les fosses nasales.

Les yogis ont développé cette pratique de Jala neti pour nettoyer le nez avant les techniques de pranayama (technique de souffle), pour faciliter la prise d’air mais surtout de prana ; l’énergie vitale et d’auto-guérison présente dans l’air mais qui « n’est ni l’oxygène, ni l’azote, ni aucun des constituants chimiques de l’atmosphère »*. Pour Swami Sivananda « Prana est la somme totale de toutes les énergies contenues dans l’univers ».

Cette hygiène a une action régulatrice sur les doshas vata (éléments éther et air) et kapha (éléments eau et terre). Voyons lesquels :

  • Prana vayu, qui est relié à l’inspire, donne l’impulsion pour répandre le prana dans toutes les directions de la physiologie à partir du cœur ; ce qui créer d’avantage de paix, de clarté et de silence de l’esprit.
  • Udana vayu, relié à l’expire, et à la sphère ORL.
  • Avalambaka kapha, quant à lui protège les poumons.
    Cette pratique est bénéfique à toutes les saisons de l’année mais plus spécifiquement au printemps où le dosha kapha (qualité froide et humide) est en expansion. Si kapha, qui soutient notre immunité physique et mentale, est déséquilibré les problèmes de la sphère ORL sont présents ; le printemps est d’ailleurs la saison des rhumes et des allergies…

Comment pratiquer Jala neti ?

1. La technique est simple et consiste à faire couler dans les narines de l’eau tiède avec du sel grâce à un petit pot appelé Lota qui ressemble à une mini-théière.

 

 

Faites bouillir de l’eau et laissez la tiédir. Lorsque vous faites couler un filet d’eau sur votre poignet cela doit être tiède et ne pas brûler.
Ajoutez 1 cuillère à café rase de sel. S’il y a trop de sel cela irrite un peu la paroi nasale, s’il n’y en a pas assez, l’eau produit un picotement. Faites vos tests.
Tenez le pot dans une main et penchez la tête vers la gauche pour placer l’embout du pot à l’entrée de la narine droite. N’aspirez pas l’eau mais laissez-la couler dans votre narine droite, elle s’écoule d’elle-même par la narine gauche.
Lorsque vous avez terminé soufflez doucement par le nez pour évacuer l’eau. Changez de narine et recommencez l’opération.

Utilisez environ 1/2 pot pour chaque côté en routine, 1 pot pour un nettoyage plus profond.

La bouche reste ouverte, ne respirez pas avec le nez. Avec de la pratique il sera possible de respirer par la bouche si nécessaire.

Si le nez est très bouché, l’eau ne circule pas dans les narines. Dans ce cas laissez l’embout du lota à l’entrée de la narine pour dissoudre les mucosités. Au fur et à mesure le liquide commencera à couler, d’abord goutte à goutte puis plus aisément. Persistez !

2. Vient ensuite le moment du séchage en pratiquant des respirations puissantes par le nez.

  • Bouchez une narine et pratiquez Kapalabathi. Faire l’autre narine. Puis les deux narines ensemble.
  • Ensuite pratiquez Bastrika.

Sentez qu’il n’y a plus d’eau dans les fosses nasales.

3. Puis lubrifiez le conduit nasal avec Nasya qui est l’application d’huile (sésame, ghee, ou une préparation à base de ghee médeciné qui s’appelle Anu taila). Mettez de l’huile ou du ghee sur les petits doigts et massez l’intérieur des parois nasales, attention aux ongles sur les muqueuses fragiles. Si vous avez un compte goutte, vous pouvez aussi mettre deux gouttes dans chaque narines la tête renversée.
Ce qui a un effet nourrissant, évite la sécheresse nasale, protège des polluants aériens et calme le système nerveux. Oui tout cela, il serait dommage de s’en priver !

Cette hygiène (Neti + Nasya) peut se faire tous les jours si votre nez est encombré, si vous êtes enrhumé ou pratiquée plusieurs fois dans la semaine, tout dépend de votre état respiratoire et de votre constitution. Observez ce qui vous convient le mieux.

Toutefois si votre rhume est intense ou que vous avez mal aux oreilles cette technique n’est pas recommandée.

Quels sont les bienfaits de cette pratique ?

  • Nettoyage du conduit nasal des sinus. Par exemple si vous êtes dans un environnement poussiéreux (bricolage, ménage…),
  • Lutte contre les effets de la pollution, des poussières et du pollen après une ballade.
  • Prévient les problèmes de la sphère ORL (rhume, sinusite, etc.) et des yeux.
  • Soulage les maux de tête en dégageant la zone du front et autour des yeux.
  • Augmente la prise de prana lors d’exercice de pranayama.
  • Purification et activation graduelle de Ajna chakra

 

Sources :
– « Pranayama, la dynamique du souffle », André Van Lysebeth (Flammarion)
– https://www.yogamrita.com/blog/2011/12/05/le-nettoyage-du-nez-a-leau-salee-jala-neti/comment-page-1/

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Le deltoïde

Le muscle deltoïde

Wouhaa, quelle carrure…
Qui ne s’est jamais fait cette réflexion en observant une personne ?

Qui est-il ?

Ce muscle superficiel en forme de goutte correspond au muscle deltoïde. Il est composé de trois faisceaux qui recouvrent la tête humérale et s’insèrent sur :

  • le tiers latéral de la clavicule pour le faisceau antérieur ;
  • le bord externe de l’acromion pour le faisceau moyen ;
  • l’épine de l’omoplate (bord inférieur) pour le faisceau postérieur.

Toutes les fibres convergent vers le milieu du bras pour se terminer sur la face externe de l’humérus.

Que fait-il ?

Le deltoïde assure une grande partie de la force qui initie le mouvement du bras et de l’épaule. Chaque segment favorise une action de l’épaule et du bras :

  • le faisceau antérieur : flexion et rotation interne.
  • le faisceau moyen : abduction du bras.
  • le faisceau postérieur : extension et rotation externe.

Cette disposition en trois côtés fait que les faces antérieures et postérieures sont antagonistes. Le deltoïde moyen travaille en coordination avec le supra épineux pour l’abduction. Ainsi, on l’utilise dans presque tous les mouvements de l’épaule : mettre sa veste, ramer, lever les bras, attraper un objet sur le siège arrière d’une voiture…

Les causes de la douleur ?

Différentes situations peuvent provoquer des douleurs et des lésions de ce muscle : taper sur un clavier placé trop haut sur son bureau, chuter, porter ou soulever des charges trop lourdes (porter un enfant dans ses bras), les sports qui demandent une flexion importante de l’épaule (natation, lancer de balle, ski…). Les masseurs aussi, ou encore les injections sous-cutanées peuvent provoquer la survenue de trigger points, ou nœuds musculaires.

Comment les soulager ?

Les trigger points ne se trouvent qu’au centre des deux faisceaux antérieur et postérieur, soit le faisceau moyen qui est le plus gros des trois. La disposition complexe de ses fibres fait que la plupart des nœuds s’y localisent, leur traitement se fait par massage longitudinal avec une balle, par exemple.

Pour cela penchez-vous contre un mur et faites rouler la balle de haut en bas en appuyant bien sur toute la longueur du muscle.

Bon massage !

Sources
* Massothérapie Clinique, 3e édition, Clay & Pounds – Édition Maloine
* Topoguide du corps, Andrew Biels – Édition Désiris
* Anatomie pour le mouvement, Blandine Calais-Germain – Édition Désiris
* Soulagez vos douleurs par les trigger points, Clair Davis et Amber David – Thierry Succcar Édition

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Cours de Yoga, salle de yoga à Annecy, Goutte d'Or

Atelier Yoga des hormones

Atelier Yoga des hormones

Vous traversez la ménopause ?
Vous souffrez de problèmes d’infertilité ?
Vous avez un taux d’hormones trop bas ?
Vous avez des syndromes prémenstruels, des kystes ovariens… ?

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Dates : dimanche 8 mai 14h-18h et dimanche 22 mai 10h-12h
Tarif (pour les deux sessions) : 80€
Réservation : Chloë 06.08.81.80.72

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Venez apprendre la technique du Yoga des hormones pour soulager vos symptômes et retrouver un confort hormonal.

Je vous transmets la technique en deux temps afin que vous puissiez la pratiquer en toute autonomie : un atelier de 4 heures où vous apprendrez la technique, et 15 jours plus tard nous nous retrouvons pour évoquer les difficultés rencontrées et la revoir ensemble.
Un livret de la technique vous sera transmis à l’issue du premier week-end.

Chez les femmes un taux d’hormones trop bas engendre de nombreux problèmes d’ordre physique (perte de cheveux, bouffées de chaleur, sécheresse uro-génitale…), émotionnel (irritabilité, dépression, insomnie…) et intellectuel (ralentissement de l’activité cérébrale, difficulté à prendre des décisions…).

Le Yoga des hormones, créé par Dinah Rodriguez dans les années 90, est un Yoga dynamique à visée thérapeutique. Il constitue une alternative naturelle aux traitements hormonaux de substitution et est donc recommandé de manière préventive dès 35 ans, avant la baisse hormonale qui débute aux alentours de 40 ans.

Ce Yoga consiste en une série d’exercices spécialement conçus pour réactiver les hormones à travers des combinaisons de postures dynamiques, de techniques de respiration intense et de circulation d’énergie. Ces exercices rechargent le corps énergétique et l’harmonisent pour rééquilibrer la physiologie des hormones. Ils opèrent comme un véritable massage interne faisant circuler le Prana dans tous les organes et les glandes endocrines (ovaires, thyroïde, hypophyse et surrénales) et lui permet de s’y concentrer.

Le Yoga des hormones accompagne les femmes qui traversent la ménopause, souffrent de problèmes d’infertilité, présentent un taux d’hormones trop bas. Il s’adresse également aux adolescentes (crampes menstruelles, kystes ovariens…).

Attention, le Yoga des hormones est contre-indiqué durant la période les règles, au moment de la grossesse, en cas de cancer du sein et d’endométriose avancée.

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Le printemps

Le printemps

Le printemps, saison kapha, est la porte ouverte aux maladies respiratoires et autres allergies.

Voyons les mécanismes qui amènent aux déséquilibres et quels sont les remèdes ayurvédiques à notre disposition. Petit tour d’horizon…

Voilà le printemps avec ces belles journées ensoleillées. Les jardins retrouvent bourgeons, fleurs et petites feuilles. Les jours rallongent. Partout, une nouvelle énergie fait surface après ces mois d’hiver, et nous donne l’envie de bouger, de créer dans un fourmillement de d’idées et de projets.

Mécanismes de l’installation des dérèglements Kapha au printemps

Le printemps, dans l’hexagone, est une saison fraîche et humide qui sont des qualités Kapha. Durant l’hiver notre rythme physique et biologique s’est ralenti : la nourriture a été plus riche, l’activité moindre. Le corps a accumulé une certaine forme de lourdeur et Kapha est en excès. Nous n’avons pas évacué suffisamment les toxines, de l’ama s’est installé dans notre organisme. Notre corps s’est «  encrassé  » et pour sortir de cette torpeur, il a besoin d’être purifié. C’est une période de nettoyage et de renouveau  !

Le siège de Kapha est logé au niveau de l’estomac et des poumons. Kapha représente l’immunité. Il est aussi en lien avec la production de mucus dans le corps. Au printemps, les alternances de temps doux et frais favorisent l’écoulement du mucus tant au niveau respiratoire, qu’au niveau interne, dans les shrotas. Ces canaux de notre corps (lymphatique, sanguin, respiratoire, digestif, nerveux, etc.) vont s’encombrer de toxines et de mucus et empêcher une bonne circulation des fluides. C’est pourquoi les infections printanières provoquent des allergies comme le rhume des foins et affectent les voies respiratoires (rhinites allergiques, sinusites, états grippaux).

Les remèdes ayurvédiques

Pour y remédier notre boîte à outil ayurvédique est multiple. Elle se déploie de la routine de vie à l’alimentation. Comme d’habitude c’est une approche globale qui nous permet de rétablir l’équilibre et de se sentir plus léger.

Il est bénéfique de relancer une activité physique plus tonique : jogging, marche active, salutations au soleil, pratique de yoga plus dynamique.

Au niveau alimentaire les saveurs à privilégier sont l’amer et l’astringent.
La saveur astringente est réductrice. Elle ressert les tissus et les canaux du corps ce qui favorise la réduction du mucus et des toxines. Elle favorise la digestion des aliments également.
La saveur amer est excellente pour nettoyer le sang, le foie et la bile des alcaloïdes et des excès de graisse de l’intestin.
Ces deux saveurs ont en commun l’élément Air donc attention si vata est déjà en excès !Vous les trouverez dans les endives, les feuilles vertes mais aussi dans des épices comme le curcuma, le fenugrec, le cumin entre autre. C’est le moment de cueillir des feuilles de pissenlit que vous consommerez tous les jours, coupés finement et mâchés correctement.

Enfin, quelques jour de diète au kitchari pour nettoyer l’organisme, compléterons cette petite liste non exhaustive. Pour la recette du kitchari c’est ici.

Si le printemps est froid et humide, complétez votre alimentation avec la saveur piquante pour soutenir la digestion. Pour cela ajoutez des épices stimulantes (sauf en cas de pitta invasif) : du gingembre frais, du cumin, du poivre noir et du fenouil.

Et n’oubliez pas de boire des tisanes qui correspondent à votre dosha. Pour les tisanes c’est ici.

Pour info, il est encore un peu tôt pour recommencer à consommer des plats de crudités. Évitez également le sucre, la nourriture lourde et grasse, les alcools et autres stimulants durant cette période de nettoyage.

Dynacharia du printemps

La routine quotidienne, appelée Dynacharia, nous soutient pour accompagner ce changement de saison et donne une feuille de route. Nous avions précédemment écrit un article à ce sujet ici.

  • Se lever aux heures Vata pour bénéficier de son énergie de mouvement et de dynamisme.
  • Grattez-vous la langue avec un gratte-langue à jeûn pour éliminer les toxines.
  • Pratiquez Jala neti, le nettoyage du nez, en veillant à bien éliminer l’eau qui pourrait stagner dans vos sinus en pratiquant Kapalabathi pranayama. Puis appliquez, sur les muqueuses des narines, de l’huile de sésame en massage circulaire, dans un sens puis dans l’autre.
  • Pratiquez une activité physique tonique pour stimuler Kapha : salutations au soleil avec un rythme rapide, jogging, etc..
  • Pratiquez des respirations nettoyantes et équilibrantes, méditez.
  • Recevez un massage Udvartana à la poudre d’épices ayurvédiques pour drainer et détoxifier. Les massages au centre Goutte d’Or c’est ici.
  • Faîtes des sorties nature.
  • Et couchez-vous tôt !

En Ayurveda, c’est le bon sens, la modération et le juste équilibre propre à chacun qui est le garant d’une bonne santé physique et mentale. Ne forcez pas sur le nettoyage, «  la purification  ». Allez-y en douceur et dans le respect de votre écologie intérieure.

Vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé pour soutenir cette période ?
Vous voulez revenir à un état d’équilibre et placez de la détente dans votre quotidien ?
Découvrir l’Ayurvéda ou simplement faire le point ?
Alors n’hésitez pas à prendre rendez-vous.

Prenez soin de vous,
Chloë

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Réveillez vos fessiers !

Réveillez vos fessiers !

Muscles ô combien convoités pour leur aspect esthétique ils sont pourtant souvent négligés…

Pourquoi ?

Le mode de vie sédentaire, les longues heures passées assis sur une chaise, les fesses n’ont plus l’habitude d’être sollicitées, alors qu’elles sont composées des muscles les plus gros et les plus puissants de notre corps !

Que font-ils ?

Les muscles fessiers, appelé glutéus, participent à la stabilisation du bassin et à la mobilité des jambes pour monter les escaliers, nager, danser, courir, ou encore pratiquer la posture de l’arbre sur une jambe au yoga, par exemple.

Ils sont composés de trois groupes de muscles moteurs pour la majorité des activités physiques :

  • Le grand fessier : situé en superficie qui donne le galbe aux fesses, favorise la stabilisation du bassin, l’extension de la cuisse sur le bassin et la rotation latérale de la cuisse. Il permet de se lever à partir d’une posture assise.
  • Le moyen fessier : situé sur la partie latérale, à l’extérieur de chaque fesse et en dessous du grand fessier. Il permet l’abduction de la cuisse sur le bassin, la rotation interne de la cuisse (faisceaux antérieurs), la rotation externe de la cuisse (faisceaux postérieurs) et la stabilisation latérale du bassin lors de l’appui sur un pied. Il est surtout sollicité lorsqu’on lève la jambe en arrière.
  • Le petit fessier : en profondeur et sur les côtés. Il agit en synergie avec le muscle moyen fessier. Il sert à lever la jambe sur le côté (abduction de la hanche).

Ainsi, même s’ils travaillent à l’unisson, ils ont cependant chacun des fonctions plus ou moins différentes selon le mouvement. Les muscler et savoir les relâcher prend alors toute son importance.

Pourquoi muscler ses fessiers ?

  • Avoir une meilleure posture
  • Favoriser son équilibre et sa proprioception
  • Réduire les risques de blessure de dos, des hanches et des genoux, car ces derniers ont tendance à prendre le relais quand les fessiers sont faibles.
  • Permettre aux sportifs (course, saut) d’être encore plus performants. En effet, des fessiers forts permettent une meilleure accélération pour la course.

Comment les muscler ?

Grâce à votre pratique du Yoga vous développez votre équilibre et votre proprioception, c’est-à-dire votre capacité à sentir votre corps dans l’espace et à vous stabiliser.

Cependant pour y accéder vos muscles doivent être forts et mous à la fois ! En effet, un muscle contracté ne peut se contracter plus d’où l’importance se savoir le relâcher, le détendre. Les alternances de contractions-décontractions dans les postures de yoga sont intéressantes pour le ressentir et activer l’influx nerveux à travers les fibres musculaires. Cette méthode s’appelle la Facilitation Neuro-Musculaire (FNP). Le but étant de ramener de la conscience et du mouvement dans certaines zones aveugles ou en souffrance.

Tenir les postures en statique travaille en isométrie. Le muscle génère alors une force mais ne change pas de longueur ce qui favorise le renforcement musculaire. Pour les plus férus, ci-dessous une petite liste de postures (non exhaustive) pour :

  • muscler vos fessiers : Utthita hasta padanghustasana, Virabhadrasana I, II et III, Garudasana, Utthita parsvakonasana, Ustrasana, Eka pada rajakapotanasana, Dvi para pitham, Bujanghasana, Dhanurasana, Shalabasana, Urdhva dhanurasana…
  • détendre vos fessiers : Parsvottanasana, Utanasana, Prasarita padottanasana, Paschimottanasana, Supta virasana, Jathar parivrtti, Adho mukha svasana…

Les postures de yoga sont multiples pour renforcer vos fessiers et permettre de stabiliser votre posture. Lors d’un cours de yoga la combinaison et l’enchaînement des postures permettent un travail équilibré au niveau de votre corps et de votre système nerveux. Le plus important est alors de pouvoir bouger dans toutes les directions possibles avec un contrôle moteur donc une force dans la détente — « Sthira sukham asana » : être fermement établi dans un espace heureux. (S.II.46 – Yoga Sutra, Patanjali)

Bonus ayurvédique !

Quelques symptômes fessiers en lien avec les doshas :

  • Vata : contraction musculaire, névralgie (d’origine nerveuse)
  • Pitta : tendinite du moyen fessier
  • Kapha : cellulite

Plus d’explication sur les principales pathologies en lien avec les doshas dans un prochain article ! A suivre…

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Sources :
* Topoguide du corps, Andrew Biel (Éditions désiris)
* https://www.lequipe.fr/Coaching/Musculation/Actualites/Musculation-renforcer-ses-fesses-pour-etre-plus-performant/1025936
*  https://axophysio.com/parlons-fessiers/
* https://www.wmaker.net/kinesport/Le-Grand-Fessier-en-course-a-pied-consequences-en-prise-en-charge-biomecanique_a2493.html
* https://protrainer.fr/blog/muscles-fessiers/
* https://osteo2ls.com/blog/news-contre-la-douleur-a-la-fesse-ou-fessalgie-l-osteopathe-agit-!.html
* https://www.reflexosteo.com/blog-sante-bien-etre/quelles-sont-les-douleurs-a-la-fesses-comprendre-et-soulager-353

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Alain cours de Hata-Yoga salle Goutte d'Or Annecy-Meythet - Graphiste et photographe Agence Blue1310 Annecy

Les Samedis Découverte

Les Samedis Découverte

Cours d'essai de yoga gratuit de 17h à 18h avec Chloë et Alain

Les samedis 26 mars et 9 avril

Débutant, intermédiaire, ou avancé, choisissez votre cours :

  • Samedi 26 mars : Yoga de Madras
  • Samedi 9 avril : Satyananda Yoga

Retrouvez Les Samedis Découverte sur notre planning de réservation et réservez votre cours d’essai en 3 clics.

Réservation individuelle obligatoire. Réservez un seul créneau afin que tout le monde puisse s’inscrire. Merci de votre compréhension.

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Les dimanches Yoga et Méditation

Les dimanches Yoga et Méditation
Co-animé par Chloë & Alain

Atelier de Yoga de 2h30 mensuelle pour l’année 2022.

Pratique de posture, travail du souffle, yoga nidra, méditation, dans la tradition de Satyananda Saraswati tel qu’il nous l’a été transmis. Tous niveaux.

Les dimanches
YOGA 9h-11h30

  • 30 janvier
  • 27 février
  • 24 avril
  • 29 mai
  • 26 juin

Tarifs
Règlement par chèque ou espèce.

  • Séance à l’unité Yoga : 35€

Inscription à l’avance, nombre de places limitées.
En dessous le 3 personnes Goutte d’Or se réserve le droit d’annuler la session.

Lieu
GOUTTE D’OR YOGA
1 Rue Léon Rey Grange
74960 Meythet-Annecy`

Contacts
Alain 06 66 72 20 93
Chloë 06 08 81 80 72

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Cours de Yoga, salle de yoga à Annecy, Goutte d'Or

Yoga et Samskara, Swami Niranjanananda Saraswati

Yoga et Samskara

Satsang de Swami Niranjanananda Saraswati

« Le terme yoga est un mot sanskrit, dérivé de la racine yuj, qui signifie union. Yoga signifie union, intégration. C’est un des aspects inévitables de l’action : nous sommes tous pris dans l’action, tout le temps. Personne ne peut échapper à l’action, même pour un moment. Échapper à l’action signifie mourir. Nous sommes réellement tous pris par une action incessante. Depuis l’instant du réveil le matin jusqu’au moment où nous revenons au sommeil le soir, incluant le sommeil lui-même, il n’y a rien d’autre qu’une suite d’actions. Chaque système, chaque organe, chaque cellule de notre constitution travaille sans répit.

Et que dire du mental. Il semble être pris dans des centaines d’activités différentes à chaque instant. Le maintien même de notre constitution n’est pas possible en-dehors de ces activités. L’action incessante est le lot inévitable de l’existence, de la vie.

Chaque action est accomplie par notre corps physique. En revanche, le cadavre d’un corps physique, qui est identique à tous égards pour autant qu’il s’agisse du plan physique, ne fournit plus aucune action.

Aussi, dans un corps physique en vie, se trouve une entité supplémentaire absente dans un cadavre, et qui est responsable de toutes les actions. Ce système s’appelle le système physiologique. À l’aide du système physiologique, le système physique effectue toutes les actions.

Les systèmes physiques et physiologiques ne sont pas à eux seuls suffisants pour mettre en œuvre une action quelle qu’elle soit. On doit posséder des yeux parfaits, ouverts et regardant vers un objet précis. Mais si l’attention n’est pas sur l’objet, l’objet ne peut être vu. Les yeux sont peut-être ouverts, mais l’action de voir ne se produit pas. Les entités physiques et physiologiques sont présentes, mais la troisième entité, la conscience, est absente. De ce fait, l’action ne se produit pas dans cette direction. Sans voir, rien n’arrive. Où va l’attention, l’action suit.

Cette faculté en chacun s’appelle le système psychologique. En réalité, le système psychologique déclenche chaque action grâce à la volition, il utilise le système physiologique grâce à l’énergie vivante du praņa, et met en œuvre chaque action à l’aide du système physique.

C’est pourquoi, pour toute action, ces trois systèmes sont essentiels. Notre système psychologique est polyvalent, très puissant et très fin. Il possède aussi la faculté de la mémoire. Chaque action effectuée par la combinaison de ces trois systèmes trouve aussi sa fondation dans la mémoire dans ce système.

La répétition de la mémoire aboutit à la formation de l’habitude (Samskāra). Le samskāra est un schéma de travail fortement établi dans le système psychologique. Dès lors qu’il est bien enraciné, il fonctionne. Il déclenche l’action, et continue.

L’attention peut être orientée n’importe où ailleurs, mais l’action se poursuit. Elle devient mécanique. Pour toute action, les trois systèmes sont essentiels, mais chacun possède un potentiel pour effectuer chaque action de façon indépendante, en dehors de toute intégration. Cela provient de la formation du samskāra. Cela arrive à chacun de nous tout le temps. En fait, plus de 90% de nos activités quotidiennes sont portées exclusivement par ces samskāra. Par exemple, quand nous pratiquons une posture de yoga, au bout de quelques jours de pratique, notre système s’habitue à celle-ci. Et cela devient mécanique. Le mouvement du corps arrive sans aucune coordination avec la respiration, et le mental vogue de son côté. Bien qu’il n’y ait pas d’attention à la pratique, pourtant elle se fait, c’est le résultat de la formation du samskara. Tous les samskāra ne sont pas mauvais mais on ne peut pas vivre sans samskara. Sans eux, marcher, lire, écrire, comprendre, en réalité, toutes les activités quotidiennes, devient impossible. Soyez attentifs à tout nouveau samskāra et ne permettez à aucun samskāra négatif de s’établir. »

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Pass sanitaire

Pass sanitaire obligatoire

Chers yogis, nous y sommes, la mise en place du "PASS SANITAIRE" jusqu'au 15 novembre minimum est actée, depuis le 9 août la jauge des moins de 50 personnes a été levée par le gouvernement.

Pour que votre pass sanitaire soit valide, il vous faut soit :

  • une attestation de vaccination dont le cycle complet représente un délai de 1 semaine après la 2nd injection ;
  • un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72H ;
  • un résultat positif d’un test PCR d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois attestant du rétablissement du COVID.

Les règles sanitaires mises en place…

Suite à la promulgation du  projet de loi N°2021-1040 du 05 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, voici les derniers éléments portés à notre connaissance sous réserves de modifications :

  • Tous les ERP X et PA sont soumis au pass sanitaire dès le premier entrant.
  • Conservation des données : les exploitants, gestionnaires ne sont pas autorisés à conserver le résultat du Pass sanitaire, le QR code doit être scanné à chaque entrée ou chaque jour.
  • Le port du masque est recommandé dans tous les espaces de circulation au sein de l’établissement. Toutefois suivant l’évolution de l’épidémie, la préfecture de Haute-Savoie sera habilitée à le rendre obligatoire.
  • Les gestes barrières et de distanciations restent d’actualités.

L’accès au centre est conditionné aux respects des règles sanitaires mises en place depuis juin 2020 :

  • du gel Hydro alcoolique à appliquer à l’entrée de la salle ;
  • la désinfection du matériel après utilisation ;
  • aération de la salle à chaque fin de cours.

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Yoga, vitalité et cycle hormonal

Yoga, vitalité et cycle hormonal. Vu par Chloë.

La pratique du Yoga m’amène souplesse, force, équilibre, vitalité et santé. Cependant cette accumulation et la libre-circulation du Prana dans le corps est soumis à mon cycle hormonal. J’envisage vitalité et cycle hormonal comme un entraînement du sportif !

Pour moi, dans ma vie, la vitalité suit deux mouvements : l’un va de l’extérieur vers l’intérieur et l’autre de l’intérieur vers l’extérieur. J’ai parfois besoin d’un repli sur moi pour y puiser détente, force et douceur pour m’extérioriser et parfois je suis simplement traversée par cette énergie de vie qui me nourrit.

Ce double mouvement est soumis à mon cycle hormonal. Il y a des variations constantes. Cela vient du fait que j’ai souffert d’endométriose une bonne partie de mon cycle jusqu’à aujourd’hui. Je suis guérit depuis plusieurs années grâce à l’Ayurveda mais j’ai toujours de l’inconfort durant les deux premiers jours de mes règles. Je compose alors ma petite routine…

La phase des règles 

Pendant la période des règles, diminuer les exercices physiques y compris la marche, la danse ou le faire le ménage intensément !
Les douleurs présentes au niveau du bas-ventre, du dos, la baisse d’énergie, la sensation de se drainer, mettent un coup de frein à mon élan vital. Je ressens le besoin d’un repli sur moi, d’une décélération du temps.
Tous les 28 jours le nettoyage du sang avec les menstrues régénère et vitalise mon sang. C’est un temps que je vis avec conscience : durant quelques jours je vis à mon rythme, j’écoute mes besoins au plus près. J’ai énormément besoin de détente pour me ressourcer.
Fini les postures qui demandent force, endurance, le moindre mouvement peut parfois être pénible. Réduire les sources de stress physique et émotionnel, calmer le mental, car l’inflammation interne peut perturber le système nerveux (Majja vaha shrotas).
Je travaille avec une intention d’élimination en rythme Langhana c’est-à-dire lent. Ma pratique de yoga s’adapte alors à ce temps d’intériorisation.

Les asanas seront prises avec lenteur, calme et confort. Je pratique en décharge, à cet effet j’utilise beaucoup de supports (coussin, booster, sangle) pour laisser le corps se placer dans la détente sans tensions, ni contraintes. Je prends le temps de m’ajuster et je reste un minimum de 5 minutes dans les postures. Je respire profondément, calmement, en y associant une sensation de détente et d’ouverture intérieure, et de relâchement des tissus qui sont souvent inflammés au niveau du petit bassin.

Je ne pratique pas de posture d’inversion qui inverse le flux des menstrues voir l’arrête. Selon l’Ayurveda, ce qui doit être éliminé ne doit pas être retenu ni gardé à l’intérieur. Sinon les toxines s’accumulent et la santé se détériore pouvant provoquer au niveau du système reproducteur des fibromes, des kystes, de l’endométriose ou un cancer.

J’apporte une attention particulière aux postures qui travaillent autour du bassin, du bas du dos pour activer Apana vayu, le souffle descendant. Cela favorise l’écoulement des règles et une meilleure élimination aussi lorsque le transit est perturbé. Les postures d’ouverture ou d’extension douces agissent sur Prana vayu pour apaiser les émotions. Lorsque le corps le permet des torsions douces (Marichyasana, par exemple) qui ne compriment pas l’abdomen permettent de décongestionner, détendre toute la zone du bas-ventre et du dos en souffrance et activent Samana vayu, le souffle de digestion. Des torsions intenses  (Ardha matsyendrasana, par exemple) exercent une pression inutile sur les ovaires, l’utérus et le vagin et augmentent le flux sanguin.

Les postures d’ouverture, de fermeture, de torsion douce, vont activer la circulation lymphatique et sanguine. Le ventre souvent congestionné retrouve de sa mobilité, les fonctions digestives se restaurent, le bas du dos se détend et la circulation des fluides dans les jambes et le bas du corps s’améliore.

Plus le temps de tenue de la posture s’allonge et plus je travaille au niveau des couches profondes du corps : la peau qui s’étire, puis les couches des fascias, des muscles, des organes, des fluides dans le corps, puis au bout de 10 minutes l’activation des glandes hormonales s’intensifie. En fonction de la posture ou du point de concentration j’amène mon attention sur les principales glandes qui activent le système hormonale féminin : thyroïde, ovaires, capsules surrénales, hypophyse (le chef d’orchestre du système hormonal).

Au fur et à mesure du temps, des respirations et de la détente, le corps et le mental traversent des couches de tensions qui se dissolvent. L’immobilité est un allié dans ce relâchement. Si je gigote le mental revient à la charge pour me dire combien je suis inconfortable et le corps se rigidifie, se referme. C’est une négociation intérieure fine.

J’utilise parfois la répétition de bija mantra associée au chakra travaillé (LAM, VAM, RAM, YAM). Je pratique la circulation d’énergie en visualisant une lumière dorée que je déplace avec la respiration ujjai dans les différentes parties du corps afin de fluidifier les zones de cristallisation et de blocage. Ujjai ralentit les battements du cœur donc apaise et calme le système nerveux et a en plus une action sur la thyroïde.
L’intention globale est de ramener un maximum de détente, de respiration et de fluidité dans la physiologie, les organes, les tissus. 

Les pranayamas utilisés seront calmant, apaisant et équilibrant, surtout pas de sur-stimulation, le balais hormonal étant suffisamment stimulant par lui-même. Le pranayama en posture assise, du fait des douleurs et de la stagnation du sang au niveau pelvien, est à éviter sinon ne pas dépasser 15 minutes. Éviter les suspensions de souffle à plein et à vide afin de ne pas sur-stimuler le système nerveux — mais si on a l’habitude et que l’on se sent bien pourquoi pas—, Uddiyana et Mula Bandhas, Bhastrika, Kapalabhati et Maha Mudra.
Pour commencer les techniques respiratoires équilibrantes je fais Pradadira pranayama au moins 5 minutes, ce qui égalise le souffle dans mes deux narines puis j’enchaîne sur Nadi Shodhana pour continuer d’équilibrer les deux hémisphères du cerveau et les énergies d’action (Pingala nadi) et les énergies mentales (Ida nadi). Soit juste inspire / expire sans compter quand mon énergie est basse, soit j’introduis un rythme quand je me sens bien, 1-4-2, qui m’apaise.
J’aime pratiquer Samavritti pranayama, la respiration carrée, en débutant par un rythme de 5-5-5-5 pour augmenter progressivement les rythmes si je suis à l’aise.
Hasta mudra pranayama me convient bien également afin de stimuler et d’harmoniser les cinq vayus.

Les visualisations-concentrations avec visualisation du prana sous forme de lumière scintillante que je vais déplacer dans mon corps suivant des trajets précis et ce que je souhaite travailler : glandes endocrines (ovaires, thyroïde), chakras (muladhara, svadhistana, anahata). Le travail sur le troisième œil, Ajna chakra, a un effet régulateur sur tout le système hormonal mais également a une action équilibrante pour accéder à l’état de Yoga et de la méditation spontanée. 

Je pratique aussi Yoga nidra pour détendre et harmoniser les différents corps : physique, émotionnel, mental, énergétique.

J’utilise aussi la technique de cumul de l’énergie de Prana vidya où j’inspire en Ujjai de Muladhara à Ajna puis j’envoie le souffle dans la zone douloureuse : le ventre et les ovaires. Cet apport de Prana m’amène un certain réconfort.

Parfois je ne pratique pas de visualisation je reste juste allongée en Shavasana, en détente, je prends 5-10 minutes pour savourer l’état de relaxation et sentir les vibrations et autres manifestations qui parcourent mon corps.

Les petits plus

Pour m’amener plus de confort, je masse mon ventre avec de l’huile de sésame tiède puis j’applique une bouillotte ce qui a pour action de dilater des canaux du corps (les shrotas) lié au système reproducteur (shukra vaha shrotas).

Durant la journée : 

  • je bois des décoctions de fenouil ou d’anis étoilée pour réduire l’inflammation. J’évite café, alcool,
  • je répète le mantra « Om shanti » (shanti c’est la paix) ou bien le bija mantra de Ajna chakra « Ksham », ou le mantra de la Lune « Om soom sommaire namaha »,
  • je diffuse des huiles essentielles qui amènent de la stabilité et du bien-être, au choix et à l’envie : Géranium, Jasmin, Ylang-ylang, Santal, Lavande, Menthe poivrée, Vétiver. On peut être plus précis en choisissant des huiles plus en affinités avec son dosha.

 

Au coucher :

  • je fais chiropichu : j’imbibe un coton d’huile de sésame tiède que je place sur la fontanelle pour apaiser le système nerveux.

Toutes ces techniques me permettent de me régénérer et de laisser la libre circulation des fluides physiologiques et du Prana s’opérer sans perturbations durant cette phase de mon cycle. Puis s’amorce une nouvelle phase…

La phase folliculaire

Elle suit immédiatement les règles. A ce moment là je refait surface ! Mon énergie reprend rapidement le dessus, je me sens pleine de vitalité et prête à gravir des montagnes. Le taux de testostérone est élevé : le dynamisme et la motivation sont élevés, il y a une plus grande résistance à la douleur, et je le ressens dans toutes les fibres de mon être.
A ce moment là, je recommence progressivement à courir et avoir une pratique de yoga sans complexe : postures d’étirement, d’équilibre, de renforcement, travail cardio avec les salutations, tout y passe !! Je me fais plaisir, je fais le plein d’énergie, je me recharge. Je passe de l’intériorité qui me nourrit à l’extériorisation où le dehors me nourrit en profondeur et mon bhavana est la tonification (Brimhana). J’utilise tous les outils yoguiques à ma disposition.

Je recommence le Yoga des hormones qui active spécifiquement les glandes du système hormonal féminin à l’aide de postures dynamiques, de respirations intense en Bastrika et de circulations d’énergie vers les glandes endocrines travaillées. Je recharge mon corps énergétique pour rééquilibrer la physiologie des hormones.

Pour ce qui est de ma routine yoguique quotidienne : 

  • Je recommence les salutations au soleil, les pawan muktasana pour échauffer le corps, activer la respiration et le prana. En fonction des séries de pawan je travaille sur les articulations, le digestif ou la circulation du prana.
  • Je re-pratique toutes les asanas : flexion, extension, rotations, équilibre, inversion… Dès que la période des règles est terminée, je recommence à pratiquer des inversions qui sont de grandes guérisseuses du système reproductif. Elles apportent rapidement un équilibre.
  • Je fais du pranayama : Kapalabatti ou Bastrika, Padadira pranayam, Nadi sodhana, Surya bedha, Hasta mudra Pranayama, Brahmari pranayama, Murccha pranayama, des respirations complètes, Ujjai… le tout avec des rythmes et des temps évolutifs, j’ai le choix des armes !
  • Le tout saupoudré de bandhas pour verrouiller le prana afin qu’il circule dans tous les tissus du corps physique et les nadis du corps énergétiques entre autre : mulabandha, jalandhara bandha, uddiyana bandha soit Maha bandha.
  • J’utilise des kriya de nettoyage : Agnisar kryia, Nauli.
  • Des kriyas de la kundalini : Sahara Pranayama, Nada sanshalana, Maha bandha, Prana Pranayama, etc.
  • Des mudras : des mains (Gyana mudra, Chin mudra), des yeux (Shambhavi, Nasikagra), de la langue (Khechari mudra), du plancher pelvien (Ashwini mudra, Mula bandha, Vajroli mudra), sous forme d’asana (Vipakarani mudra, Prana mudra, Maha mudra, Maha bedha mudra).

Puis les corps physiques et énergétiques étant chargés de Prana, j’utilise la pléiade de visualisation, concentration (Antar Mouna, Siddakash dharana, Hridayakash dharana, Tattvas shudhi, Swara yoga, Ajapa Japa, …) à ma disposition pour continuer à nettoyer, renforcer et équilibrer le flux de l’air, le flux d’énergie, les deux hémisphères et les énergies Ida et Pingala pour activer la Sushumna… bref, sortir de la dualité !
Ou bien, je pratique Prana vidya, technique pour faire circuler en conscience le Prana et qui a un pouvoir d’auto-guérison et de transformation intérieure. Le Yoga nidra…
Avec ces techniques je deviens fluide et sans limite, les contours du corps disparaissent et laissent place à l’infini. Quel saveur !!

Les deux phases suivantes de mon cycle sont présentes physiquement mais ne sont pas un frein à ma pratique.

La phase d’ovulation et lutéale

Durant la période d’ovulation, l’augmentation du taux d’œstrogènes fait que j’ai parfois une sensation de douleur dans les ovaires et une légère baisse d’énergie. Il y a également une augmentation de la souplesse ligamentaire, ce qui peut accroître le risque de blessure si je fais un travail de force, ou des assouplissements trop intenses. Yoga, voie du juste équilibre !

Je ne sens pas physiquement la phase lutéale où le taux de progestérone augmente pendant que celui des œstrogènes diminue et qui s’accompagne :

  • d’une augmentation de la température corporelle, d’une modification de la sensibilité à l’insuline. 
  • les glucides sont moins utilisés par l’organisme à l’inverse des lipides. Il est intéressant de privilégier les activités aérobies (salutations au soleil, natation, vélo, course à pied, cardio-training),
  • d’une baisse du taux de sérotonine influençant l’humeur et la motivation et pouvant altérer le sommeil.

Pour ma part, mon sommeil est toujours de plomb mais durant ma pratique en journée je ressens l’envie et la vitalité pour faire des séance plus dynamiques et toniques.

J’ai remarqué que lorsque je reçois un massage Abhyangha quelques jours avant mes règles, je vivais beaucoup mieux dans mon corps les « fameux premiers jours ». Les fascias sont détendus, la peau et les tissus sont nourrit par l’huile de sésame et je me sens détendu intérieurement. C’est très confortable.

Conclusion

Toutes ces techniques à ma disposition que ce soit le Yoga (asana, pranayama, concentration, Prana vidya), la méditation, l’Ayurvéda avec les massages, une alimentation qui convient à ma constitution, un rythme qui me convienne, me permettent d’être en pleine possession de ma vitalité.
Je deviens le réceptacle du Prana qui m’environne et grâce aux pratiques mon corps, avec un minimum de tension, lui permet une circulation sans entrave. Je suis plus détendue intérieurement.
Mon esprit est plus clair et je suis connectée à l’intuition à travers mes rêves, les prises de conscience qui m’enseigne, j’ai moins peur et j’ose plus affirmer qui je suis. La vie est plus simple, fluide et joyeuse.

Sources : https://www.valdemarne.fr/newsletters/sport-sante-et-preparation-physique/influence-du-cycle-menstruel-sur-la-pratique-des-activites-physiques-et-sportives

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