Jala neti ou nettoyage du nez à l’eau salée

Jala neti ou nettoyage du nez à l’eau salée

Jala neti est une des techniques du yoga et de l’Ayurveda qui fait partie de la routine du matin (dinacharya). Elle permet de nettoyer les narines des impuretés (poussières, mucus, pollen), les sinus et purifie la zone de la tête.

La douche nasale

« Respirer c’est vivre, mais pour bien respirer le nez doit être propre ».*

Le nez sécrète un mucus qui tapisse les parois nasales et les cils vibratiles afin de piéger les poussières de l’atmosphère et protéger les poumons lors de la prise d’air. Se moucher permet d’évacuer ses mucosités mais ce n’est pas suffisant. On s’en rend compte lors d’une séance de pranayama si le nez est encombré !

La douche nasale nettoie à fond la muqueuse du nez qui est très innervée, elle agit sur le nerf olfactif et sur les yeux grâce à l’activation de la circulation sanguine dans les fosses nasales.

Les yogis ont développé cette pratique de Jala neti pour nettoyer le nez avant les techniques de pranayama (technique de souffle), pour faciliter la prise d’air mais surtout de prana ; l’énergie vitale et d’auto-guérison présente dans l’air mais qui « n’est ni l’oxygène, ni l’azote, ni aucun des constituants chimiques de l’atmosphère »*. Pour Swami Sivananda « Prana est la somme totale de toutes les énergies contenues dans l’univers ».

Cette hygiène a une action régulatrice sur les doshas vata (éléments éther et air) et kapha (éléments eau et terre). Voyons lesquels :

  • Prana vayu, qui est relié à l’inspire, donne l’impulsion pour répandre le prana dans toutes les directions de la physiologie à partir du cœur ; ce qui créer d’avantage de paix, de clarté et de silence de l’esprit.
  • Udana vayu, relié à l’expire, et à la sphère ORL.
  • Avalambaka kapha, quant à lui protège les poumons.
    Cette pratique est bénéfique à toutes les saisons de l’année mais plus spécifiquement au printemps où le dosha kapha (qualité froide et humide) est en expansion. Si kapha, qui soutient notre immunité physique et mentale, est déséquilibré les problèmes de la sphère ORL sont présents ; le printemps est d’ailleurs la saison des rhumes et des allergies…

Comment pratiquer Jala neti ?

1. La technique est simple et consiste à faire couler dans les narines de l’eau tiède avec du sel grâce à un petit pot appelé Lota qui ressemble à une mini-théière.

 

 

Faites bouillir de l’eau et laissez la tiédir. Lorsque vous faites couler un filet d’eau sur votre poignet cela doit être tiède et ne pas brûler.
Ajoutez 1 cuillère à café rase de sel. S’il y a trop de sel cela irrite un peu la paroi nasale, s’il n’y en a pas assez, l’eau produit un picotement. Faites vos tests.
Tenez le pot dans une main et penchez la tête vers la gauche pour placer l’embout du pot à l’entrée de la narine droite. N’aspirez pas l’eau mais laissez-la couler dans votre narine droite, elle s’écoule d’elle-même par la narine gauche.
Lorsque vous avez terminé soufflez doucement par le nez pour évacuer l’eau. Changez de narine et recommencez l’opération.

Utilisez environ 1/2 pot pour chaque côté en routine, 1 pot pour un nettoyage plus profond.

La bouche reste ouverte, ne respirez pas avec le nez. Avec de la pratique il sera possible de respirer par la bouche si nécessaire.

Si le nez est très bouché, l’eau ne circule pas dans les narines. Dans ce cas laissez l’embout du lota à l’entrée de la narine pour dissoudre les mucosités. Au fur et à mesure le liquide commencera à couler, d’abord goutte à goutte puis plus aisément. Persistez !

2. Vient ensuite le moment du séchage en pratiquant des respirations puissantes par le nez.

  • Bouchez une narine et pratiquez Kapalabathi. Faire l’autre narine. Puis les deux narines ensemble.
  • Ensuite pratiquez Bastrika.

Sentez qu’il n’y a plus d’eau dans les fosses nasales.

3. Puis lubrifiez le conduit nasal avec Nasya qui est l’application d’huile (sésame, ghee, ou une préparation à base de ghee médeciné qui s’appelle Anu taila). Mettez de l’huile ou du ghee sur les petits doigts et massez l’intérieur des parois nasales, attention aux ongles sur les muqueuses fragiles. Si vous avez un compte goutte, vous pouvez aussi mettre deux gouttes dans chaque narines la tête renversée.
Ce qui a un effet nourrissant, évite la sécheresse nasale, protège des polluants aériens et calme le système nerveux. Oui tout cela, il serait dommage de s’en priver !

Cette hygiène (Neti + Nasya) peut se faire tous les jours si votre nez est encombré, si vous êtes enrhumé ou pratiquée plusieurs fois dans la semaine, tout dépend de votre état respiratoire et de votre constitution. Observez ce qui vous convient le mieux.

Toutefois si votre rhume est intense ou que vous avez mal aux oreilles cette technique n’est pas recommandée.

Quels sont les bienfaits de cette pratique ?

  • Nettoyage du conduit nasal des sinus. Par exemple si vous êtes dans un environnement poussiéreux (bricolage, ménage…),
  • Lutte contre les effets de la pollution, des poussières et du pollen après une ballade.
  • Prévient les problèmes de la sphère ORL (rhume, sinusite, etc.) et des yeux.
  • Soulage les maux de tête en dégageant la zone du front et autour des yeux.
  • Augmente la prise de prana lors d’exercice de pranayama.
  • Purification et activation graduelle de Ajna chakra

 

Sources :
– « Pranayama, la dynamique du souffle », André Van Lysebeth (Flammarion)
– https://www.yogamrita.com/blog/2011/12/05/le-nettoyage-du-nez-a-leau-salee-jala-neti/comment-page-1/

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Le printemps

Le printemps

Le printemps, saison kapha, est la porte ouverte aux maladies respiratoires et autres allergies.

Voyons les mécanismes qui amènent aux déséquilibres et quels sont les remèdes ayurvédiques à notre disposition. Petit tour d’horizon…

Voilà le printemps avec ces belles journées ensoleillées. Les jardins retrouvent bourgeons, fleurs et petites feuilles. Les jours rallongent. Partout, une nouvelle énergie fait surface après ces mois d’hiver, et nous donne l’envie de bouger, de créer dans un fourmillement de d’idées et de projets.

Mécanismes de l’installation des dérèglements Kapha au printemps

Le printemps, dans l’hexagone, est une saison fraîche et humide qui sont des qualités Kapha. Durant l’hiver notre rythme physique et biologique s’est ralenti : la nourriture a été plus riche, l’activité moindre. Le corps a accumulé une certaine forme de lourdeur et Kapha est en excès. Nous n’avons pas évacué suffisamment les toxines, de l’ama s’est installé dans notre organisme. Notre corps s’est «  encrassé  » et pour sortir de cette torpeur, il a besoin d’être purifié. C’est une période de nettoyage et de renouveau  !

Le siège de Kapha est logé au niveau de l’estomac et des poumons. Kapha représente l’immunité. Il est aussi en lien avec la production de mucus dans le corps. Au printemps, les alternances de temps doux et frais favorisent l’écoulement du mucus tant au niveau respiratoire, qu’au niveau interne, dans les shrotas. Ces canaux de notre corps (lymphatique, sanguin, respiratoire, digestif, nerveux, etc.) vont s’encombrer de toxines et de mucus et empêcher une bonne circulation des fluides. C’est pourquoi les infections printanières provoquent des allergies comme le rhume des foins et affectent les voies respiratoires (rhinites allergiques, sinusites, états grippaux).

Les remèdes ayurvédiques

Pour y remédier notre boîte à outil ayurvédique est multiple. Elle se déploie de la routine de vie à l’alimentation. Comme d’habitude c’est une approche globale qui nous permet de rétablir l’équilibre et de se sentir plus léger.

Il est bénéfique de relancer une activité physique plus tonique : jogging, marche active, salutations au soleil, pratique de yoga plus dynamique.

Au niveau alimentaire les saveurs à privilégier sont l’amer et l’astringent.
La saveur astringente est réductrice. Elle ressert les tissus et les canaux du corps ce qui favorise la réduction du mucus et des toxines. Elle favorise la digestion des aliments également.
La saveur amer est excellente pour nettoyer le sang, le foie et la bile des alcaloïdes et des excès de graisse de l’intestin.
Ces deux saveurs ont en commun l’élément Air donc attention si vata est déjà en excès !Vous les trouverez dans les endives, les feuilles vertes mais aussi dans des épices comme le curcuma, le fenugrec, le cumin entre autre. C’est le moment de cueillir des feuilles de pissenlit que vous consommerez tous les jours, coupés finement et mâchés correctement.

Enfin, quelques jour de diète au kitchari pour nettoyer l’organisme, compléterons cette petite liste non exhaustive. Pour la recette du kitchari c’est ici.

Si le printemps est froid et humide, complétez votre alimentation avec la saveur piquante pour soutenir la digestion. Pour cela ajoutez des épices stimulantes (sauf en cas de pitta invasif) : du gingembre frais, du cumin, du poivre noir et du fenouil.

Et n’oubliez pas de boire des tisanes qui correspondent à votre dosha. Pour les tisanes c’est ici.

Pour info, il est encore un peu tôt pour recommencer à consommer des plats de crudités. Évitez également le sucre, la nourriture lourde et grasse, les alcools et autres stimulants durant cette période de nettoyage.

Dynacharia du printemps

La routine quotidienne, appelée Dynacharia, nous soutient pour accompagner ce changement de saison et donne une feuille de route. Nous avions précédemment écrit un article à ce sujet ici.

  • Se lever aux heures Vata pour bénéficier de son énergie de mouvement et de dynamisme.
  • Grattez-vous la langue avec un gratte-langue à jeûn pour éliminer les toxines.
  • Pratiquez Jala neti, le nettoyage du nez, en veillant à bien éliminer l’eau qui pourrait stagner dans vos sinus en pratiquant Kapalabathi pranayama. Puis appliquez, sur les muqueuses des narines, de l’huile de sésame en massage circulaire, dans un sens puis dans l’autre.
  • Pratiquez une activité physique tonique pour stimuler Kapha : salutations au soleil avec un rythme rapide, jogging, etc..
  • Pratiquez des respirations nettoyantes et équilibrantes, méditez.
  • Recevez un massage Udvartana à la poudre d’épices ayurvédiques pour drainer et détoxifier. Les massages au centre Goutte d’Or c’est ici.
  • Faîtes des sorties nature.
  • Et couchez-vous tôt !

En Ayurveda, c’est le bon sens, la modération et le juste équilibre propre à chacun qui est le garant d’une bonne santé physique et mentale. Ne forcez pas sur le nettoyage, «  la purification  ». Allez-y en douceur et dans le respect de votre écologie intérieure.

Vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé pour soutenir cette période ?
Vous voulez revenir à un état d’équilibre et placez de la détente dans votre quotidien ?
Découvrir l’Ayurvéda ou simplement faire le point ?
Alors n’hésitez pas à prendre rendez-vous.

Prenez soin de vous,
Chloë

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La préparation du ghee

Ghee ou beurre clarifié

En Inde, le ghee accompagne la vie quotidienne à travers ces multiples usages tant culinaire, que médical ou religieux.

Utilisation du ghee

Le ghee originel serait né du frottement des mains de Prajapati au-dessus d’un foyer. Ce frottement aurait créé le premier beurre clarifié qui au contact du feu enfanta les créatures qui peuplent la terre.

Ainsi dans le domaine religieux, il joue un rôle sacré dans les libations et les onctions offertes aux divinités.

Dans la médecine ayurvédique il est utilisé pour ces multiples propriétés curatives. Lors d’un Panchakarma (cure de détoxification de l’organisme), il est utilisé pur afin de ramener les toxines dans le système digestif et ainsi faciliter leur élimination, pour traiter les yeux, ou encore les troubles nerveux à l’aide des Nasya (gouttes médicinées au ghee que l’on met dans les narines). Combiné à différentes plantes curatives, il devient véhicule pour potentialiser leurs effets, c’est alors le ghee médiciné. Je l’utilise aussi lors du soin en marmathérapie pour masser les pieds. Ce qui a un effet équilibrant au niveau des doshas.

Enfin, il est présent dans toutes les cuisines indiennes où tout à chacun peut bénéficier de ces multiples vertus.

Les effets du ghee

Le ghee, ou beurre clarifié, est une matière grasse débarrassée de ses protéines animales, il est utilisé en remplacement du beurre.

Dans nos sociétés beaucoup de personnes sont intolérantes au lactose. Sa préparation permet d’éliminer l’eau qu’il contient et de dissocier le lactose (un sucre) et la caséine (une protéine) qui peuvent être source d’intolérance. Vous reconnaîtrez aisément la caséine (protéine du lait) car elle forme une mousse à la surface. Puis sous cette caséine il y a le corps gras (lipides) et en dessous des lipides le petit lait.

Dans la tradition védique, la vache à une place particulière, elle est sacrée car elle donne son lait qui permet d’obtenir du ghee. Le ghee est considéré comme un aliment sattvique (qui apporte de l’équilibre à l’organisme). Ces aliments sont sacrés, ils ont une dimension spirituelle car ils favorisent la production d’Ojas qui est l’Essence de vie, celle qui nous nourrit.

Du fait de sa qualité, le ghee potentialise les substances auxquelles il est associé. Ainsi il renforce le pouvoir d’animation du feu digestif combiné aux épices. Il régule les 13 types d’agni. Il a une action sur le cerveau, l’immunité, les brûlures, les articulations et le vieillissement entre autre. Il est bon pour le dosha Pitta car il apaise le feu et pour le dosha Vata en ramenant de l’onctuosité. En revanche pour les constitutions Kapha et/ou un organisme avec des toxines, il est à utiliser avec parcimonie.

En Ayurveda, on ajoute du ghee (ou de l’huile d’olive) dans l’alimentation afin de ramener de l’onctuosité, ce qui a pour action de stimuler le feu digestif (agni) et de lubrifier le système digestif pour éliminer correctement les toxines de l’organisme. Il est ainsi bien toléré par les personnes ayant une inflammation au niveau intestinal.

On ne le combine pas avec de la confiture ou à part égale avec le miel car alors il se transforme en aliment antagoniste dans l’organisme, il n’est plus digeste et créer de l’ama dans le corps, des toxines.

Il est utilisé pour la cuisson sans problème. Il peut être chauffé à haute température (250°C ou lieu de 120°C pour le beurre) et ne se dégrade pas  (à contrario de l’huile d’olive) ; il ne brûle pas car on a supprimé le lactose, la caséine  et les protéines de lait.

La recette du ghee

1 plaquette de beurre bio, non salé.
Placer la plaque de beurre dans une casserole avec un fond épais.
Faire cuire à feu doux environ 30 minutes. La température idéale fait juste frémir le liquide. Cela permet à l’eau de s’évaporer et à la crème de se dissocier.
Avec une cuillère, délicatement, ôtez la mousse qui remontent à la surface du beurre fondu sans mélanger la préparation. Répétez si nécessaire l’opération jusqu’à qu’il n’y ai plus de résidus qui remontent.
Laissez reposer quelques instants.
Puis filtrez le contenu filtre à café en inox. Versez le liquide jaune obtenu dans un pot que vous pouvez fermer. Arrêtez de filtrer lorsque vous arrivez au petit lait.

C’est la plus digeste de toutes les graisses mais elle doit être correctement purifiée. Comment s’en assurer ? Trempez un papier dans le ghee, allumez-le. S’il y a un crépitement, le ghee n’est pas encore prêt.

Le ghee a une belle couleur de miel et un délicieux goût de noisette ! Conservez-le à température ambiante dans un pot hermétique à l’abri de la lumière.

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Kitchari

Kitchari

Recette emblématique de l'Inde et plat détox pour l'Ayurveda.

Voici une recette très facile et rapide à réaliser. Elle équilibre les trois doshas et aide à détoxifier l’organisme. Je l’utilise en mode diète lorsque je ressens le besoin de soutenir ma digestion pendant quelques jours ou bien le soir car ce plat est très digeste.

C’est un plat emblématique en Inde qui se compose de dhal (lentille), de riz basmati, d’épices nettoyantes revenues dans du ghee (le beurre clarifié). C’est un plat de guérison en Ayurvéda car il met en repos l’organisme. Il permet de soutenir le feu digestif (l’Agni) et nettoie en douceur l’organisme. On peut le consommer 1 à 2 fois dans la semaine pour soutenir Agni ou bien « en cure » quelques jours au printemps lorsque le dosha kapha est dominant.

Je vous propose deux versions de ce plat : une compacte et l’autre liquide, plus sous forme de soupe. Je ne vous cache pas que cette deuxième version est ma préférée !

VERSION 1

Ingrédients

  • 1 tasse de riz basmati blanc
  • 1/2 tasse de mung dal (haricots de petit soja Mungo) ou des lentilles
  • 9. tasses d’eau chaude
  • 1 cc de ghî
  • 1/4 cc graines de cumin
  • 4 cc cumin moulu
  • 1/4 cc coriandre moulu
  • 2 cc  curcuma moulu
  • 1 cm de gingembre frais, pelé et coupé en petits morceaux ou râpé (sauf si le pitta est en excès)
  • 1 pincée de sel
  • Coriandre hachée ou citron vert

Préparation
Laver le riz et les haricots mungo ensemble plusieurs fois.
Faire revenir les graines de cumin dans le ghi dans une grande casserole sur feu moyen jusqu’à ce que l’éclatent.
Ajouter le reste des épices et le gingembre tout en remuant.
Ajouter immédiatement le riz et les haricots mungo égouttés tout en remuant continu pendant 5 minutes.
Ajouter l’eau et le sel hors du feu.
Couvrir et porter à ébullition 10 minutes. Puis réduire le feu et laisser cuire 30 minutes à feu doux en rajoutant de l’eau si nécessaire.

 

VERSION 2

Ingrédients

  • 1 tasse de riz basmati demi-complet
  • 1/2 tasse de lentilles corails
  • 1 cc de ghî
  • 1  cc graines de cumin
  • 1 cc coriandre
  • 1 cc fenouil
  • 2 cc  curcuma moulu
  • 1 pincée de sel
  • Herbes fraîches

Préparation
Laver le riz et les lentilles séparément plusieurs fois.
Faire revenir les graines de fenouil, de coriandre et le curcuma dans du ghee dans une grande casserole.
Ajouter le riz, le sel et couvrez d’eau. Cuire pendant 25 minutes.
Puis ajouter les lentilles et cuire 15 minutes. Rajouter de l’eau bouillante afin de recouvrir largement le mélange.
En parallèle, faire revenir les graines de cumin dans le ghee dans une casserole sur feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Gardez de côté.
Une fois le mélange cuit, servez en versant les graines de cumin dans chaque assiette, rajoutez les herbes fraîches et du citron si vous en avez envie.

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Tarte aux légumes d'hiver

Tarte aux légumes d’hiver

Une bonne recette de tarte aux légumes facile, rapide à réaliser et surtout délicieuse !

Durant la période d’hiver, le froid et l’humidité dominent et augmentent le dosha kapha qui a ses mêmes qualités. Lorsque le vent, qui assèche, s’y mêle c’est le le dosha vata qui se retrouve en excès. D’une façon générale, un excès de kapha peut mener à l’inertie, à la paresse et à la prise de poids ; et un excès de vata, génère de la constipation et un mental débridé. C’est pourquoi il est important, durant cette période, de ramener des éléments chauds et onctueux dans son quotidien pour nous équilibrer et nous stabiliser corps et esprit.

L’alimentation nous soutient dans cette voie. Je vous décrirai dans un article ultérieur les différentes façon de s’alimenter en fonction de sa constitution.

En attendant, aujourd’hui je vous propose une recette que j’affectionne particulièrement car elle est rapide à confectionner et surtout déliciseuse : c’est la tarte aux légumes d’hiver. Je l’ai découverte dans l’ouvrage « Ayurveda et nutrition » d’Atreya Smith que je vous recommande vivement si le sujet vous intéresse. Cette recette convient aux trois constitutions : vata, pitta, kapha. Vous pouvez l’agrémenter d’une soupe ou d’une salade verte par exemple.

Tarte aux légumes d’hiver

Pâte à tarte
250 g de farine
4 CS d’huile de sésame ou 100 g de beurre
1/2 cc de sel
1 tasse d’eau (environ)

Garniture
3 poireaux émincés
3 carottes en rondelles fines (à la mandoline)
2 œufs (en option)
1 CS de tahini
1/2 CS de ghee ou d’huile de sésame
1 pincée de poivre
1/2 cc de coriandre moulue
1/2 cc de fenouil moulu
1/2 cc de fenugrec moulu

Préparation
Malaxer la farine et le beurre, ajouter progressivement l’eau et le sel. Pétrir pour obtenir une pâte uniforme (mais pas trop longtemps). Laisser reposer 20 minutes environ.
Préchauffer le four à 210 ° (thermostat 7).

Faire revenir les épices dans le ghee ou l’huile de sésame et ajouter les légumes émincés en les faisant cuire pendant 15 minutes à feu moyen tout en remuant. Saler et éteindre le feu.
Badigeonner le plat à tarte de ghee et le saupoudrer d’un tout petit peu de farine.  Récupérez l’excès de farine en le secouant.
Étaler la pâte dans le plat à tarte. La piquer avec une fourchette sur le fond et les bords. Badigeonnier le fond de la tarte avec un peu de tahini. Dans un récipient, battre les deux œufs.
Ajouter les légumes dans le plat, bien les répartir, et verser les œufs battus (en option). Cuire au four pendant 25 minutes.

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Constitution et rythmes journaliers

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Constitution et rythmes journaliers

Pour l’Ayurveda, les heures de la journée sont reliées aux doshas. Une routine quotidienne est recommandée pour être en synergie avec l’énergie du moment.

Les cycles horaires des doshas

La nature est régit par des rythmes qui génèrent des ambiances et des qualités d’énergies différentes en fonction des heures et des moments de la journée. Ce qui se produit dans la nature (macrocosme) l’est à notre échelle humaine (microcosme) : le dynamisme, l’élan, du matin est différent du retour au calme et à l’apaisement du soir ou de l’appétit dévorant du midi, par exemple. Ces cycles, d’une durée approximative de quatre heures, se succèdent tout au long des 24h d’une journée ; ils sont dominés par des qualités des doshas vata, pitta, kapha :

  • vata : 2h – 6h puis 14h – 18h
  • kapha : 6h – 10h puis 18h – 22h
  • pitta : 10h – 14h puis 22h – 2h

Durant ces périodes le dosha dominant est en excès, il influence notre organisme et notre psychisme en fonction des qualités qui lui sont propres. Regardons de plus près.

Se lever du bon pied !

2h – 6h, dosha vata. C’est la période où vata domine, il est mouvement et énergie. L’Ayurveda conseille de se lever juste avant le lever du soleil, vers 6h du matin (heure solaire). A cet instant on bénéficie de l’influence et des qualités de vata et on dispose d’une énergie naturelle dans le corps et l’esprit. De plus, la fonction énergétique descendante de vata, appelée apana vayu, liée à l’élimination des selles et des urines, est pleinement activée.

Un réveil matinal renforce donc l’immunité, la vitalité du corps physique et favorise l’élimination correcte des déchets, nous maintenant en bonne santé. La science moderne apporte une explication à cela : des hormones sont produites naturellement au niveau cérébral (hypophyse) lorsque l’on se lève de bonne heure et elles sont fondamentales au maintient de l’immunité. Alors que si l’on se lève durant la période kapha, ces hormones ne sont pas produites.

6h – 10h, dosha kapha. Kapha est lié à la lenteur, à l’inertie, à la lourdeur, donc si on se lève plus tard, l’esprit ne sera pas clair. On constate que les rythmes et les effets véhiculés par l’univers durant la période kapha se répercutent également dans notre corps : la physiologie fonctionne de manière ralentie, nous sommes peu enclin à l’action, les fonctions d’élimination sont moins faciles et peuvent favoriser la constipation. La constipation est un problème qu’il ne faut pas considérer à la légère en Ayurvéda car elle engendre de nombreux troubles si elle perdure.

Kapha est donc peu favorable à l’activité, à l’énergie, à la clarté mentale et à l’élimination ce qui favorise l’accumulation de toxines, appelées ama, dans le corps et perturbe le métabolisme.

Bien digérer

10h – 14h, dosha pitta. Pitta est lié au feu, à la transformation, à la métabolisation. Durant ces heures, le feu digestif, appelé agni, progresse vers son apogée car il est relié au Soleil qui est n’est autre que l’agni présent dans l’univers. Plus le soleil est proche de son zénith et plus le feu digestif est fort, le corps a donc davantage la capacité de digérer et d’assimiler les aliments de façon performante. 12h – 12h30 (en hiver 13h) est la période la plus favorable pour un déjeuner nourrissant qui sera aussi le repas principal. C’est la raison pour laquelle il n’est pas bon de manger à des heures irrégulières. L’irrégularité des repas favorise l’augmentation du dosha vata dans la physiologie. Et déjeuner après 14h bascule sur la période vata qui n’est pas propice à une digestion et une assimilation correcte.

Après le repas il ne doit y avoir ni somnolence, ni baisse d’énergie. Si c’est le cas, c’est signe d’un feu digestif peu performant et d’accumulation de toxines. Les thérapeutiques de l’Ayurveda sont multiples pour rééquilibrer et nettoyer l’organisme dans ces conditions.

Activité et retour au calme

14h – 18h, dosha vata. Cette période nous met en mouvement et nous sommes naturellement actif. Les activités physique et intellectuelle sont favorisées.

18h – 22h, dosha kapha. Progressivement le métabolisme ralentit, il est déconseillé de manger lourdement le soir. Le soleil est couché et le corps n’est plus à même de digérer. Durant la nuit le corps essaye d’assimiler la nourriture ce qui perturbe la qualité du sommeil. En plus, si la digestion n’est pas correcte, différentes toxines vont s’accumuler dans système digestif. Au réveil il y aura une sensation de lourdeur, la langue sera chargée, couverte, signe que quelque chose ne s’est pas produit normalement dans l’organisme durant la nuit.

Le soir il convient de privilégier un repas léger : soupe de légumes accompagnée de céréales légères comme le riz basmati, éviter fromage et yaourt. Avant d’aller dormir on peut boire une tisane ou un verre de lait chaud. Le lait contribue à apaiser l’esprit et a une très grande valeur énergétique.

Petite recette du lait du soir : prendre du lait biologique, faire bouillir avant de le consommer il sera plus digeste. Si on le trouve encore trop lourd à digérer, le couper avec de l’eau et ajouter des épices telles le gingembre, la cardamome.

Ainsi, on peut bénéficier des avantages du lait qui est un aliment extrêmement nourrissant, apaisant et favorable à la production d’ojas. En Ayurvéda le lait n’est pas le problème, c’est la façon dont les vaches ont été traitées qui aboutit à la production d’un lait impropre à la consommation ; c’est également le système digestif qui est tellement perturbé qu’il n’est plus à même d’assimiler le lait.

Enfin, pour se lever tôt il est favorable de se coucher avant 22h pour bénéficier de l’énergie kapha qui ralentit toutes les fonctions.

22h – 2h, dosha pitta. Si on se couche après 22h, il est beaucoup plus difficile de trouver le sommeil et par conséquent de se lever tôt le matin.

Cycles des doshas et santé

Être conscient de ces cycles permet de caler son énergie et ses activités pour vivre en harmonie et en bonne intelligence avec les rythmes de la nature, de maintenir une bonne vitalité et surtout une bonne santé. Un corps et un mental en bonne santé sont une condition importante sur la voie du développement spirituel. Si ce n’est pas le cas il est dit dans les textes que c’est un frein à l’évolution.

Tout déséquilibre au niveau de la santé provoque des symptômes et des maladies qui se manifestent souvent ou sont exacerbés aux heures liées au cycle des doshas.

Ces heures « doshiques » sont importantes pour l’évaluation des maladies, elle donne une indication sur le déséquilibre présent. Par exemple, si vous avez des problèmes de la sphère ORL, du mucus, observez si votre condition s’aggrave le matin entre 6 et 10h ou bien le soir entre 18h et 22h, périodes kapha. En cas d’acidité, de brûlures internes, d’hépatite, d’insomnie, observez si votre condition s’aggrave entre 10h et 14h et la nuit entre 22h et 2h, périodes pitta. Si vous ressentez des troubles tels que de la constipation, des faiblesses nerveuses, des troubles psychosomatiques, des douleurs articulaires, voir si vos symptômes s’aggravent entre 2h et 6h du matin et entre 14h et 18h, périodes vata.

Ces indications vous aideront pour savoir comment orienter votre alimentation, vos pensées et votre routine de vie pour revenir vers un état d’équilibre.

Pour résumer

Se lever dans les 2h qui précèdent le soleil car vata favorise le mouvement, l’esprit sera clair, frais et dispo pour entamer la journée et maintenir cette qualité d’énergie durant la journée. Se coucher avant 22h, heure kapha, pour bien dormir et favoriser une bonne qualité sommeil.

Prendre son petit-déjeuner avant 7h – 8h, heure kapha. Déjeuner entre 12h et 14h, heure pitta. Dîner léger vers 19h. Pour bien digérer il est préférable de ne pas consommer d’aliments lourds après 19h sinon le dosha kapha augmente, la digestion est incomplète, produit des toxines et perturbe le sommeil.

Le cycle est bouclé !

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Ragoût de légumes, bouillon gingembre coco

Ragoût de légumes, bouillon gingembre coco

Recette excellente pour cette saison du printemps naissant et qui convient à tous les doshas.

Le poivre noir, le gingembre et l’ail apportent chaleur et nettoyage à la sortie de l’hiver et activent les fonctions d’agni, le feu digestif. Le lait de coco et la menthe rafraîchissent les épices chaudes utilisées pour maintenir un équilibre. Les légumes racines de saison combinés aux légumes verts sont très digestes et enracinant.

Pour 4 personnes

1 c.à.s. d’huile végétale
10 grains de poivre noir (sauf en cas de pitta aggravé)
1 oignon épluché et émincé
1 cm de gingembre découpé en petit cube
3 gousses d’ail épluchées et coupées en petit cube
1cc cumin en poudre
1/2cc de fenouil en grain
Sel

2 panais
1 céleri
2 courgettes
6 petits navets
2 pommes de terre
6 haricots plats
Nouilles de riz ou riz basmati

Eau
100 ml de lait de coco
100g de protéine de soja
1/2 citron pressé
Menthe ou coriandre fraîche en garniture

Découper les légumes à la taille de votre convenance. Séparer les légumes racines des légumes verts car ils n’ont pas le même temps de cuisson.
Chauffer l’huile végétale dans un faitout.
Faire revenir l’oignon et les grains de poivre jusqu’à ce qu’ils soient dorés.
En parallèle, mettre dans un mortier l’ail, le gingembre, le cumin, le fenouil et piler le tout.
Verser la mixture sur les oignons, faire revenir jusqu’à ce que les épices dégagent leurs arômes.
Ajouter le panais, les pommes de terre, les navets, le céleri et faire revenir dans les épices quelques minutes.
Couvrir largement d’eau et ajouter les protéines de soja. Laisser mijoter 25 minutes.
Puis ajouter les courgettes et les haricots plats. Rajouter de l’eau bouillant si nécessaire pour avoir plus de bouillon.
Au bout de 10 minutes, verser le lait de coco et le citron pressé. Cuire 2 minutes.
Servez avec les nouilles de riz ou le riz basmati et quelques feuilles de menthe.

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Renforcer son immunité avec l’Ayurveda « maison »

Renforcer son immunité avec l’Ayurveda « maison »

Un bon système immunitaire est à la base d’une santé vigoureuse. Pour cela nous vous proposons quelques « remèdes ayurvédiques maison » facilement applicables, pour soutenir et renforcer notre vitalité physique et mentale.

Des remèdes du plus physique au plus subtil…

Curcuma et citron

Dans notre boîte à outils nos alliés seront le curcuma et le citron, dont on ne présente plus les bienfaits !  Voici toutefois un bref rappel.

Le curcuma, appelé Haridra en Inde, il a une action équilibrante sur les trois doshas : vata, pitta et kapha. Il est anti-bactérien, il purifie le foie et le sang et stimule la digestion.

Il possède de nombreuses propriétés et on l’utilise dans de nombreuses indications : troubles digestifs, troubles circulatoires, arthrite, problèmes de peau, anémie, toux, diabète, infections virales, action anti-tumorale, arthrite rhumatoïde. Il est à utiliser avec précaution en cas de pitta fort ou aggravé, de grossesse ou encore de jaunisse.

Le curcuma est donc à consommer à tous les repas pour bénéficier de ses bienfaits. Saupoudrez-le sur vos plats car chauffé il perd ses propriétés.

Le citron est également tridoshique. Il possède de nombreuses vertus pour le corps : il nettoie l’organisme dans son ensemble, il équilibre les agnis (feux digestifs), il permet le nettoyage du système digestif et l’élimination des toxines, il est bon pour l’équilibre hépatique, il combat les infections. Il est à utiliser avec précaution en cas de pitta aggravé ou d’hyper-acidité.

Quelques gouttes de citron sur les plats viendra les relever et apporter tous ses bienfaits au niveau digestifs.

Voyons maintenant comment les utiliser au travers de quelques remèdes de notre pharmacopée ayurvédique maison.

Quelques utilisations simples

Voici quelques utilisations de ces deux grands pacificateur et équilibrant de la physiologie.

• Boire des tisanes / infusion de curcuma. Filtrer et boire 1 verre toutes les heures.
Préparer une décoction : faire bouillir un rizhome de curcuma dans 1L d’eau pendant 15 minutes.
Tisane : 1cc de poudre de curcuma dans 1L d’eau chaude.

• Faire des gargarismes au curcuma si picotement dans la gorge.

• Le matin à jeûn, boire 1/2 citron pressé avec 1 cc de miel d’acacia dans de l’eau tiède renforce et nettoie.

Les remèdes plus subtils

Une autre action à réaliser est de ne pas se laisser saisir par cette peur collective. Ainsi pour désencombrer l’inconscient collectif qui pénètre le mental, notre panoplie d’outils est plus subtile.

• Réciter et écouter des mantras. Les mantras sont un véhicule, un outil associé à la pensée, la vibration primordiale. Toute émotion qui créer une perturbation énergétique majeure affecte notre âme et notre conscience directement, ce qui génère ensuite une anomalie vibratoire dans nos corps subtils. Ces anomalies dans la zone du cœur perturbent les nadis et les corps subtils, puis se répercutent dans le corps physique. Notre âme est désaccordée comme un instrument. Travailler avec les mantras permet de ré-harmoniser, de ré-accorder l’instrument. L’utilisation régulière des mantras réduit les blessures de l’âme.

Vous pouvez les réciter jusqu’à trois fois par jour (matin, midi et soir), 108 fois à l’aide d’un mala (collier à 108 perles). Nous vous en proposons deux qui luttent contre la négativité.

OM NAMAH SHIVAYA. Shiva est le grand destructeur de la trinité Shiva – Brahma – Vishnu, c’est également le Dieu des yogis. La répétition de ce mantra détruit les impuretés du corps et les négativités de l’esprit.

OM DURGAYE NAMAHA. La déesse Durga éloigne toutes les influences négatives qui peuvent nous entraver. Ce mantra est utilisé pour la protection contre les forces négatives internes ou externes.

• Pratiquer des pranayamas équilibrants et purifiants, nadi sodhana par exemple.

Et bien sûr développer des pensées positives et être détendu participent au renforcement du système immunitaire. Pour la petite anecdote un médecin ayurvédique en Inde m’a souligné à la fin d’une consultation et de toutes ses recommandations : « et surtout n’oubliez pas de rire ! ».

Tous les remèdes énoncés dans cet article sont extraits d’un système plus global et holistique. Pour retirer véritablement tous les bienfaits de cette science ancestrale et reconnue par l’OMS, il convient de consulter un praticien qualifié.

Cours de Yoga, salle de yoga à Annecy, Goutte d'Or

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