Jala neti ou nettoyage du nez à l’eau salée

Jala neti ou nettoyage du nez à l’eau salée

Jala neti est une des techniques du yoga et de l’Ayurveda qui fait partie de la routine du matin (dinacharya). Elle permet de nettoyer les narines des impuretés (poussières, mucus, pollen), les sinus et purifie la zone de la tête.

La douche nasale

« Respirer c’est vivre, mais pour bien respirer le nez doit être propre ».*

Le nez sécrète un mucus qui tapisse les parois nasales et les cils vibratiles afin de piéger les poussières de l’atmosphère et protéger les poumons lors de la prise d’air. Se moucher permet d’évacuer ses mucosités mais ce n’est pas suffisant. On s’en rend compte lors d’une séance de pranayama si le nez est encombré !

La douche nasale nettoie à fond la muqueuse du nez qui est très innervée, elle agit sur le nerf olfactif et sur les yeux grâce à l’activation de la circulation sanguine dans les fosses nasales.

Les yogis ont développé cette pratique de Jala neti pour nettoyer le nez avant les techniques de pranayama (technique de souffle), pour faciliter la prise d’air mais surtout de prana ; l’énergie vitale et d’auto-guérison présente dans l’air mais qui « n’est ni l’oxygène, ni l’azote, ni aucun des constituants chimiques de l’atmosphère »*. Pour Swami Sivananda « Prana est la somme totale de toutes les énergies contenues dans l’univers ».

Cette hygiène a une action régulatrice sur les doshas vata (éléments éther et air) et kapha (éléments eau et terre). Voyons lesquels :

  • Prana vayu, qui est relié à l’inspire, donne l’impulsion pour répandre le prana dans toutes les directions de la physiologie à partir du cœur ; ce qui créer d’avantage de paix, de clarté et de silence de l’esprit.
  • Udana vayu, relié à l’expire, et à la sphère ORL.
  • Avalambaka kapha, quant à lui protège les poumons.
    Cette pratique est bénéfique à toutes les saisons de l’année mais plus spécifiquement au printemps où le dosha kapha (qualité froide et humide) est en expansion. Si kapha, qui soutient notre immunité physique et mentale, est déséquilibré les problèmes de la sphère ORL sont présents ; le printemps est d’ailleurs la saison des rhumes et des allergies…

Comment pratiquer Jala neti ?

1. La technique est simple et consiste à faire couler dans les narines de l’eau tiède avec du sel grâce à un petit pot appelé Lota qui ressemble à une mini-théière.

 

 

Faites bouillir de l’eau et laissez la tiédir. Lorsque vous faites couler un filet d’eau sur votre poignet cela doit être tiède et ne pas brûler.
Ajoutez 1 cuillère à café rase de sel. S’il y a trop de sel cela irrite un peu la paroi nasale, s’il n’y en a pas assez, l’eau produit un picotement. Faites vos tests.
Tenez le pot dans une main et penchez la tête vers la gauche pour placer l’embout du pot à l’entrée de la narine droite. N’aspirez pas l’eau mais laissez-la couler dans votre narine droite, elle s’écoule d’elle-même par la narine gauche.
Lorsque vous avez terminé soufflez doucement par le nez pour évacuer l’eau. Changez de narine et recommencez l’opération.

Utilisez environ 1/2 pot pour chaque côté en routine, 1 pot pour un nettoyage plus profond.

La bouche reste ouverte, ne respirez pas avec le nez. Avec de la pratique il sera possible de respirer par la bouche si nécessaire.

Si le nez est très bouché, l’eau ne circule pas dans les narines. Dans ce cas laissez l’embout du lota à l’entrée de la narine pour dissoudre les mucosités. Au fur et à mesure le liquide commencera à couler, d’abord goutte à goutte puis plus aisément. Persistez !

2. Vient ensuite le moment du séchage en pratiquant des respirations puissantes par le nez.

  • Bouchez une narine et pratiquez Kapalabathi. Faire l’autre narine. Puis les deux narines ensemble.
  • Ensuite pratiquez Bastrika.

Sentez qu’il n’y a plus d’eau dans les fosses nasales.

3. Puis lubrifiez le conduit nasal avec Nasya qui est l’application d’huile (sésame, ghee, ou une préparation à base de ghee médeciné qui s’appelle Anu taila). Mettez de l’huile ou du ghee sur les petits doigts et massez l’intérieur des parois nasales, attention aux ongles sur les muqueuses fragiles. Si vous avez un compte goutte, vous pouvez aussi mettre deux gouttes dans chaque narines la tête renversée.
Ce qui a un effet nourrissant, évite la sécheresse nasale, protège des polluants aériens et calme le système nerveux. Oui tout cela, il serait dommage de s’en priver !

Cette hygiène (Neti + Nasya) peut se faire tous les jours si votre nez est encombré, si vous êtes enrhumé ou pratiquée plusieurs fois dans la semaine, tout dépend de votre état respiratoire et de votre constitution. Observez ce qui vous convient le mieux.

Toutefois si votre rhume est intense ou que vous avez mal aux oreilles cette technique n’est pas recommandée.

Quels sont les bienfaits de cette pratique ?

  • Nettoyage du conduit nasal des sinus. Par exemple si vous êtes dans un environnement poussiéreux (bricolage, ménage…),
  • Lutte contre les effets de la pollution, des poussières et du pollen après une ballade.
  • Prévient les problèmes de la sphère ORL (rhume, sinusite, etc.) et des yeux.
  • Soulage les maux de tête en dégageant la zone du front et autour des yeux.
  • Augmente la prise de prana lors d’exercice de pranayama.
  • Purification et activation graduelle de Ajna chakra

 

Sources :
– « Pranayama, la dynamique du souffle », André Van Lysebeth (Flammarion)
– https://www.yogamrita.com/blog/2011/12/05/le-nettoyage-du-nez-a-leau-salee-jala-neti/comment-page-1/

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Le deltoïde

Le muscle deltoïde

Wouhaa, quelle carrure…
Qui ne s’est jamais fait cette réflexion en observant une personne ?

Qui est-il ?

Ce muscle superficiel en forme de goutte correspond au muscle deltoïde. Il est composé de trois faisceaux qui recouvrent la tête humérale et s’insèrent sur :

  • le tiers latéral de la clavicule pour le faisceau antérieur ;
  • le bord externe de l’acromion pour le faisceau moyen ;
  • l’épine de l’omoplate (bord inférieur) pour le faisceau postérieur.

Toutes les fibres convergent vers le milieu du bras pour se terminer sur la face externe de l’humérus.

Que fait-il ?

Le deltoïde assure une grande partie de la force qui initie le mouvement du bras et de l’épaule. Chaque segment favorise une action de l’épaule et du bras :

  • le faisceau antérieur : flexion et rotation interne.
  • le faisceau moyen : abduction du bras.
  • le faisceau postérieur : extension et rotation externe.

Cette disposition en trois côtés fait que les faces antérieures et postérieures sont antagonistes. Le deltoïde moyen travaille en coordination avec le supra épineux pour l’abduction. Ainsi, on l’utilise dans presque tous les mouvements de l’épaule : mettre sa veste, ramer, lever les bras, attraper un objet sur le siège arrière d’une voiture…

Les causes de la douleur ?

Différentes situations peuvent provoquer des douleurs et des lésions de ce muscle : taper sur un clavier placé trop haut sur son bureau, chuter, porter ou soulever des charges trop lourdes (porter un enfant dans ses bras), les sports qui demandent une flexion importante de l’épaule (natation, lancer de balle, ski…). Les masseurs aussi, ou encore les injections sous-cutanées peuvent provoquer la survenue de trigger points, ou nœuds musculaires.

Comment les soulager ?

Les trigger points ne se trouvent qu’au centre des deux faisceaux antérieur et postérieur, soit le faisceau moyen qui est le plus gros des trois. La disposition complexe de ses fibres fait que la plupart des nœuds s’y localisent, leur traitement se fait par massage longitudinal avec une balle, par exemple.

Pour cela penchez-vous contre un mur et faites rouler la balle de haut en bas en appuyant bien sur toute la longueur du muscle.

Bon massage !

Sources
* Massothérapie Clinique, 3e édition, Clay & Pounds – Édition Maloine
* Topoguide du corps, Andrew Biels – Édition Désiris
* Anatomie pour le mouvement, Blandine Calais-Germain – Édition Désiris
* Soulagez vos douleurs par les trigger points, Clair Davis et Amber David – Thierry Succcar Édition

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Cours de Yoga, salle de yoga à Annecy, Goutte d'Or

Atelier Yoga des hormones

Atelier Yoga des hormones

Vous traversez la ménopause ?
Vous souffrez de problèmes d’infertilité ?
Vous avez un taux d’hormones trop bas ?
Vous avez des syndromes prémenstruels, des kystes ovariens… ?

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Dates : dimanche 8 mai 14h-18h et dimanche 22 mai 10h-12h
Tarif (pour les deux sessions) : 80€
Réservation : Chloë 06.08.81.80.72

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Venez apprendre la technique du Yoga des hormones pour soulager vos symptômes et retrouver un confort hormonal.

Je vous transmets la technique en deux temps afin que vous puissiez la pratiquer en toute autonomie : un atelier de 4 heures où vous apprendrez la technique, et 15 jours plus tard nous nous retrouvons pour évoquer les difficultés rencontrées et la revoir ensemble.
Un livret de la technique vous sera transmis à l’issue du premier week-end.

Chez les femmes un taux d’hormones trop bas engendre de nombreux problèmes d’ordre physique (perte de cheveux, bouffées de chaleur, sécheresse uro-génitale…), émotionnel (irritabilité, dépression, insomnie…) et intellectuel (ralentissement de l’activité cérébrale, difficulté à prendre des décisions…).

Le Yoga des hormones, créé par Dinah Rodriguez dans les années 90, est un Yoga dynamique à visée thérapeutique. Il constitue une alternative naturelle aux traitements hormonaux de substitution et est donc recommandé de manière préventive dès 35 ans, avant la baisse hormonale qui débute aux alentours de 40 ans.

Ce Yoga consiste en une série d’exercices spécialement conçus pour réactiver les hormones à travers des combinaisons de postures dynamiques, de techniques de respiration intense et de circulation d’énergie. Ces exercices rechargent le corps énergétique et l’harmonisent pour rééquilibrer la physiologie des hormones. Ils opèrent comme un véritable massage interne faisant circuler le Prana dans tous les organes et les glandes endocrines (ovaires, thyroïde, hypophyse et surrénales) et lui permet de s’y concentrer.

Le Yoga des hormones accompagne les femmes qui traversent la ménopause, souffrent de problèmes d’infertilité, présentent un taux d’hormones trop bas. Il s’adresse également aux adolescentes (crampes menstruelles, kystes ovariens…).

Attention, le Yoga des hormones est contre-indiqué durant la période les règles, au moment de la grossesse, en cas de cancer du sein et d’endométriose avancée.

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Réveillez vos fessiers !

Réveillez vos fessiers !

Muscles ô combien convoités pour leur aspect esthétique ils sont pourtant souvent négligés…

Pourquoi ?

Le mode de vie sédentaire, les longues heures passées assis sur une chaise, les fesses n’ont plus l’habitude d’être sollicitées, alors qu’elles sont composées des muscles les plus gros et les plus puissants de notre corps !

Que font-ils ?

Les muscles fessiers, appelé glutéus, participent à la stabilisation du bassin et à la mobilité des jambes pour monter les escaliers, nager, danser, courir, ou encore pratiquer la posture de l’arbre sur une jambe au yoga, par exemple.

Ils sont composés de trois groupes de muscles moteurs pour la majorité des activités physiques :

  • Le grand fessier : situé en superficie qui donne le galbe aux fesses, favorise la stabilisation du bassin, l’extension de la cuisse sur le bassin et la rotation latérale de la cuisse. Il permet de se lever à partir d’une posture assise.
  • Le moyen fessier : situé sur la partie latérale, à l’extérieur de chaque fesse et en dessous du grand fessier. Il permet l’abduction de la cuisse sur le bassin, la rotation interne de la cuisse (faisceaux antérieurs), la rotation externe de la cuisse (faisceaux postérieurs) et la stabilisation latérale du bassin lors de l’appui sur un pied. Il est surtout sollicité lorsqu’on lève la jambe en arrière.
  • Le petit fessier : en profondeur et sur les côtés. Il agit en synergie avec le muscle moyen fessier. Il sert à lever la jambe sur le côté (abduction de la hanche).

Ainsi, même s’ils travaillent à l’unisson, ils ont cependant chacun des fonctions plus ou moins différentes selon le mouvement. Les muscler et savoir les relâcher prend alors toute son importance.

Pourquoi muscler ses fessiers ?

  • Avoir une meilleure posture
  • Favoriser son équilibre et sa proprioception
  • Réduire les risques de blessure de dos, des hanches et des genoux, car ces derniers ont tendance à prendre le relais quand les fessiers sont faibles.
  • Permettre aux sportifs (course, saut) d’être encore plus performants. En effet, des fessiers forts permettent une meilleure accélération pour la course.

Comment les muscler ?

Grâce à votre pratique du Yoga vous développez votre équilibre et votre proprioception, c’est-à-dire votre capacité à sentir votre corps dans l’espace et à vous stabiliser.

Cependant pour y accéder vos muscles doivent être forts et mous à la fois ! En effet, un muscle contracté ne peut se contracter plus d’où l’importance se savoir le relâcher, le détendre. Les alternances de contractions-décontractions dans les postures de yoga sont intéressantes pour le ressentir et activer l’influx nerveux à travers les fibres musculaires. Cette méthode s’appelle la Facilitation Neuro-Musculaire (FNP). Le but étant de ramener de la conscience et du mouvement dans certaines zones aveugles ou en souffrance.

Tenir les postures en statique travaille en isométrie. Le muscle génère alors une force mais ne change pas de longueur ce qui favorise le renforcement musculaire. Pour les plus férus, ci-dessous une petite liste de postures (non exhaustive) pour :

  • muscler vos fessiers : Utthita hasta padanghustasana, Virabhadrasana I, II et III, Garudasana, Utthita parsvakonasana, Ustrasana, Eka pada rajakapotanasana, Dvi para pitham, Bujanghasana, Dhanurasana, Shalabasana, Urdhva dhanurasana…
  • détendre vos fessiers : Parsvottanasana, Utanasana, Prasarita padottanasana, Paschimottanasana, Supta virasana, Jathar parivrtti, Adho mukha svasana…

Les postures de yoga sont multiples pour renforcer vos fessiers et permettre de stabiliser votre posture. Lors d’un cours de yoga la combinaison et l’enchaînement des postures permettent un travail équilibré au niveau de votre corps et de votre système nerveux. Le plus important est alors de pouvoir bouger dans toutes les directions possibles avec un contrôle moteur donc une force dans la détente — « Sthira sukham asana » : être fermement établi dans un espace heureux. (S.II.46 – Yoga Sutra, Patanjali)

Bonus ayurvédique !

Quelques symptômes fessiers en lien avec les doshas :

  • Vata : contraction musculaire, névralgie (d’origine nerveuse)
  • Pitta : tendinite du moyen fessier
  • Kapha : cellulite

Plus d’explication sur les principales pathologies en lien avec les doshas dans un prochain article ! A suivre…

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Sources :
* Topoguide du corps, Andrew Biel (Éditions désiris)
* https://www.lequipe.fr/Coaching/Musculation/Actualites/Musculation-renforcer-ses-fesses-pour-etre-plus-performant/1025936
*  https://axophysio.com/parlons-fessiers/
* https://www.wmaker.net/kinesport/Le-Grand-Fessier-en-course-a-pied-consequences-en-prise-en-charge-biomecanique_a2493.html
* https://protrainer.fr/blog/muscles-fessiers/
* https://osteo2ls.com/blog/news-contre-la-douleur-a-la-fesse-ou-fessalgie-l-osteopathe-agit-!.html
* https://www.reflexosteo.com/blog-sante-bien-etre/quelles-sont-les-douleurs-a-la-fesses-comprendre-et-soulager-353

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Les dimanches Yoga et Méditation

Les dimanches Yoga et Méditation
Co-animé par Chloë & Alain

Atelier de Yoga de 2h30 mensuelle pour l’année 2022.

Pratique de posture, travail du souffle, yoga nidra, méditation, dans la tradition de Satyananda Saraswati tel qu’il nous l’a été transmis. Tous niveaux.

Les dimanches
YOGA 9h-11h30

  • 30 janvier
  • 27 février
  • 24 avril
  • 29 mai
  • 26 juin

Tarifs
Règlement par chèque ou espèce.

  • Séance à l’unité Yoga : 35€

Inscription à l’avance, nombre de places limitées.
En dessous le 3 personnes Goutte d’Or se réserve le droit d’annuler la session.

Lieu
GOUTTE D’OR YOGA
1 Rue Léon Rey Grange
74960 Meythet-Annecy`

Contacts
Alain 06 66 72 20 93
Chloë 06 08 81 80 72

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Yoga et Samskara, Swami Niranjanananda Saraswati

Yoga et Samskara

Satsang de Swami Niranjanananda Saraswati

« Le terme yoga est un mot sanskrit, dérivé de la racine yuj, qui signifie union. Yoga signifie union, intégration. C’est un des aspects inévitables de l’action : nous sommes tous pris dans l’action, tout le temps. Personne ne peut échapper à l’action, même pour un moment. Échapper à l’action signifie mourir. Nous sommes réellement tous pris par une action incessante. Depuis l’instant du réveil le matin jusqu’au moment où nous revenons au sommeil le soir, incluant le sommeil lui-même, il n’y a rien d’autre qu’une suite d’actions. Chaque système, chaque organe, chaque cellule de notre constitution travaille sans répit.

Et que dire du mental. Il semble être pris dans des centaines d’activités différentes à chaque instant. Le maintien même de notre constitution n’est pas possible en-dehors de ces activités. L’action incessante est le lot inévitable de l’existence, de la vie.

Chaque action est accomplie par notre corps physique. En revanche, le cadavre d’un corps physique, qui est identique à tous égards pour autant qu’il s’agisse du plan physique, ne fournit plus aucune action.

Aussi, dans un corps physique en vie, se trouve une entité supplémentaire absente dans un cadavre, et qui est responsable de toutes les actions. Ce système s’appelle le système physiologique. À l’aide du système physiologique, le système physique effectue toutes les actions.

Les systèmes physiques et physiologiques ne sont pas à eux seuls suffisants pour mettre en œuvre une action quelle qu’elle soit. On doit posséder des yeux parfaits, ouverts et regardant vers un objet précis. Mais si l’attention n’est pas sur l’objet, l’objet ne peut être vu. Les yeux sont peut-être ouverts, mais l’action de voir ne se produit pas. Les entités physiques et physiologiques sont présentes, mais la troisième entité, la conscience, est absente. De ce fait, l’action ne se produit pas dans cette direction. Sans voir, rien n’arrive. Où va l’attention, l’action suit.

Cette faculté en chacun s’appelle le système psychologique. En réalité, le système psychologique déclenche chaque action grâce à la volition, il utilise le système physiologique grâce à l’énergie vivante du praņa, et met en œuvre chaque action à l’aide du système physique.

C’est pourquoi, pour toute action, ces trois systèmes sont essentiels. Notre système psychologique est polyvalent, très puissant et très fin. Il possède aussi la faculté de la mémoire. Chaque action effectuée par la combinaison de ces trois systèmes trouve aussi sa fondation dans la mémoire dans ce système.

La répétition de la mémoire aboutit à la formation de l’habitude (Samskāra). Le samskāra est un schéma de travail fortement établi dans le système psychologique. Dès lors qu’il est bien enraciné, il fonctionne. Il déclenche l’action, et continue.

L’attention peut être orientée n’importe où ailleurs, mais l’action se poursuit. Elle devient mécanique. Pour toute action, les trois systèmes sont essentiels, mais chacun possède un potentiel pour effectuer chaque action de façon indépendante, en dehors de toute intégration. Cela provient de la formation du samskāra. Cela arrive à chacun de nous tout le temps. En fait, plus de 90% de nos activités quotidiennes sont portées exclusivement par ces samskāra. Par exemple, quand nous pratiquons une posture de yoga, au bout de quelques jours de pratique, notre système s’habitue à celle-ci. Et cela devient mécanique. Le mouvement du corps arrive sans aucune coordination avec la respiration, et le mental vogue de son côté. Bien qu’il n’y ait pas d’attention à la pratique, pourtant elle se fait, c’est le résultat de la formation du samskara. Tous les samskāra ne sont pas mauvais mais on ne peut pas vivre sans samskara. Sans eux, marcher, lire, écrire, comprendre, en réalité, toutes les activités quotidiennes, devient impossible. Soyez attentifs à tout nouveau samskāra et ne permettez à aucun samskāra négatif de s’établir. »

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Pass sanitaire

Pass sanitaire obligatoire

Chers yogis, nous y sommes, la mise en place du "PASS SANITAIRE" jusqu'au 15 novembre minimum est actée, depuis le 9 août la jauge des moins de 50 personnes a été levée par le gouvernement.

Pour que votre pass sanitaire soit valide, il vous faut soit :

  • une attestation de vaccination dont le cycle complet représente un délai de 1 semaine après la 2nd injection ;
  • un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72H ;
  • un résultat positif d’un test PCR d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois attestant du rétablissement du COVID.

Les règles sanitaires mises en place…

Suite à la promulgation du  projet de loi N°2021-1040 du 05 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, voici les derniers éléments portés à notre connaissance sous réserves de modifications :

  • Tous les ERP X et PA sont soumis au pass sanitaire dès le premier entrant.
  • Conservation des données : les exploitants, gestionnaires ne sont pas autorisés à conserver le résultat du Pass sanitaire, le QR code doit être scanné à chaque entrée ou chaque jour.
  • Le port du masque est recommandé dans tous les espaces de circulation au sein de l’établissement. Toutefois suivant l’évolution de l’épidémie, la préfecture de Haute-Savoie sera habilitée à le rendre obligatoire.
  • Les gestes barrières et de distanciations restent d’actualités.

L’accès au centre est conditionné aux respects des règles sanitaires mises en place depuis juin 2020 :

  • du gel Hydro alcoolique à appliquer à l’entrée de la salle ;
  • la désinfection du matériel après utilisation ;
  • aération de la salle à chaque fin de cours.

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Yoga, vitalité et cycle hormonal

Yoga, vitalité et cycle hormonal. Vu par Chloë.

La pratique du Yoga m’amène souplesse, force, équilibre, vitalité et santé. Cependant cette accumulation et la libre-circulation du Prana dans le corps est soumis à mon cycle hormonal. J’envisage vitalité et cycle hormonal comme un entraînement du sportif !

Pour moi, dans ma vie, la vitalité suit deux mouvements : l’un va de l’extérieur vers l’intérieur et l’autre de l’intérieur vers l’extérieur. J’ai parfois besoin d’un repli sur moi pour y puiser détente, force et douceur pour m’extérioriser et parfois je suis simplement traversée par cette énergie de vie qui me nourrit.

Ce double mouvement est soumis à mon cycle hormonal. Il y a des variations constantes. Cela vient du fait que j’ai souffert d’endométriose une bonne partie de mon cycle jusqu’à aujourd’hui. Je suis guérit depuis plusieurs années grâce à l’Ayurveda mais j’ai toujours de l’inconfort durant les deux premiers jours de mes règles. Je compose alors ma petite routine…

La phase des règles 

Pendant la période des règles, diminuer les exercices physiques y compris la marche, la danse ou le faire le ménage intensément !
Les douleurs présentes au niveau du bas-ventre, du dos, la baisse d’énergie, la sensation de se drainer, mettent un coup de frein à mon élan vital. Je ressens le besoin d’un repli sur moi, d’une décélération du temps.
Tous les 28 jours le nettoyage du sang avec les menstrues régénère et vitalise mon sang. C’est un temps que je vis avec conscience : durant quelques jours je vis à mon rythme, j’écoute mes besoins au plus près. J’ai énormément besoin de détente pour me ressourcer.
Fini les postures qui demandent force, endurance, le moindre mouvement peut parfois être pénible. Réduire les sources de stress physique et émotionnel, calmer le mental, car l’inflammation interne peut perturber le système nerveux (Majja vaha shrotas).
Je travaille avec une intention d’élimination en rythme Langhana c’est-à-dire lent. Ma pratique de yoga s’adapte alors à ce temps d’intériorisation.

Les asanas seront prises avec lenteur, calme et confort. Je pratique en décharge, à cet effet j’utilise beaucoup de supports (coussin, booster, sangle) pour laisser le corps se placer dans la détente sans tensions, ni contraintes. Je prends le temps de m’ajuster et je reste un minimum de 5 minutes dans les postures. Je respire profondément, calmement, en y associant une sensation de détente et d’ouverture intérieure, et de relâchement des tissus qui sont souvent inflammés au niveau du petit bassin.

Je ne pratique pas de posture d’inversion qui inverse le flux des menstrues voir l’arrête. Selon l’Ayurveda, ce qui doit être éliminé ne doit pas être retenu ni gardé à l’intérieur. Sinon les toxines s’accumulent et la santé se détériore pouvant provoquer au niveau du système reproducteur des fibromes, des kystes, de l’endométriose ou un cancer.

J’apporte une attention particulière aux postures qui travaillent autour du bassin, du bas du dos pour activer Apana vayu, le souffle descendant. Cela favorise l’écoulement des règles et une meilleure élimination aussi lorsque le transit est perturbé. Les postures d’ouverture ou d’extension douces agissent sur Prana vayu pour apaiser les émotions. Lorsque le corps le permet des torsions douces (Marichyasana, par exemple) qui ne compriment pas l’abdomen permettent de décongestionner, détendre toute la zone du bas-ventre et du dos en souffrance et activent Samana vayu, le souffle de digestion. Des torsions intenses  (Ardha matsyendrasana, par exemple) exercent une pression inutile sur les ovaires, l’utérus et le vagin et augmentent le flux sanguin.

Les postures d’ouverture, de fermeture, de torsion douce, vont activer la circulation lymphatique et sanguine. Le ventre souvent congestionné retrouve de sa mobilité, les fonctions digestives se restaurent, le bas du dos se détend et la circulation des fluides dans les jambes et le bas du corps s’améliore.

Plus le temps de tenue de la posture s’allonge et plus je travaille au niveau des couches profondes du corps : la peau qui s’étire, puis les couches des fascias, des muscles, des organes, des fluides dans le corps, puis au bout de 10 minutes l’activation des glandes hormonales s’intensifie. En fonction de la posture ou du point de concentration j’amène mon attention sur les principales glandes qui activent le système hormonale féminin : thyroïde, ovaires, capsules surrénales, hypophyse (le chef d’orchestre du système hormonal).

Au fur et à mesure du temps, des respirations et de la détente, le corps et le mental traversent des couches de tensions qui se dissolvent. L’immobilité est un allié dans ce relâchement. Si je gigote le mental revient à la charge pour me dire combien je suis inconfortable et le corps se rigidifie, se referme. C’est une négociation intérieure fine.

J’utilise parfois la répétition de bija mantra associée au chakra travaillé (LAM, VAM, RAM, YAM). Je pratique la circulation d’énergie en visualisant une lumière dorée que je déplace avec la respiration ujjai dans les différentes parties du corps afin de fluidifier les zones de cristallisation et de blocage. Ujjai ralentit les battements du cœur donc apaise et calme le système nerveux et a en plus une action sur la thyroïde.
L’intention globale est de ramener un maximum de détente, de respiration et de fluidité dans la physiologie, les organes, les tissus. 

Les pranayamas utilisés seront calmant, apaisant et équilibrant, surtout pas de sur-stimulation, le balais hormonal étant suffisamment stimulant par lui-même. Le pranayama en posture assise, du fait des douleurs et de la stagnation du sang au niveau pelvien, est à éviter sinon ne pas dépasser 15 minutes. Éviter les suspensions de souffle à plein et à vide afin de ne pas sur-stimuler le système nerveux — mais si on a l’habitude et que l’on se sent bien pourquoi pas—, Uddiyana et Mula Bandhas, Bhastrika, Kapalabhati et Maha Mudra.
Pour commencer les techniques respiratoires équilibrantes je fais Pradadira pranayama au moins 5 minutes, ce qui égalise le souffle dans mes deux narines puis j’enchaîne sur Nadi Shodhana pour continuer d’équilibrer les deux hémisphères du cerveau et les énergies d’action (Pingala nadi) et les énergies mentales (Ida nadi). Soit juste inspire / expire sans compter quand mon énergie est basse, soit j’introduis un rythme quand je me sens bien, 1-4-2, qui m’apaise.
J’aime pratiquer Samavritti pranayama, la respiration carrée, en débutant par un rythme de 5-5-5-5 pour augmenter progressivement les rythmes si je suis à l’aise.
Hasta mudra pranayama me convient bien également afin de stimuler et d’harmoniser les cinq vayus.

Les visualisations-concentrations avec visualisation du prana sous forme de lumière scintillante que je vais déplacer dans mon corps suivant des trajets précis et ce que je souhaite travailler : glandes endocrines (ovaires, thyroïde), chakras (muladhara, svadhistana, anahata). Le travail sur le troisième œil, Ajna chakra, a un effet régulateur sur tout le système hormonal mais également a une action équilibrante pour accéder à l’état de Yoga et de la méditation spontanée. 

Je pratique aussi Yoga nidra pour détendre et harmoniser les différents corps : physique, émotionnel, mental, énergétique.

J’utilise aussi la technique de cumul de l’énergie de Prana vidya où j’inspire en Ujjai de Muladhara à Ajna puis j’envoie le souffle dans la zone douloureuse : le ventre et les ovaires. Cet apport de Prana m’amène un certain réconfort.

Parfois je ne pratique pas de visualisation je reste juste allongée en Shavasana, en détente, je prends 5-10 minutes pour savourer l’état de relaxation et sentir les vibrations et autres manifestations qui parcourent mon corps.

Les petits plus

Pour m’amener plus de confort, je masse mon ventre avec de l’huile de sésame tiède puis j’applique une bouillotte ce qui a pour action de dilater des canaux du corps (les shrotas) lié au système reproducteur (shukra vaha shrotas).

Durant la journée : 

  • je bois des décoctions de fenouil ou d’anis étoilée pour réduire l’inflammation. J’évite café, alcool,
  • je répète le mantra « Om shanti » (shanti c’est la paix) ou bien le bija mantra de Ajna chakra « Ksham », ou le mantra de la Lune « Om soom sommaire namaha »,
  • je diffuse des huiles essentielles qui amènent de la stabilité et du bien-être, au choix et à l’envie : Géranium, Jasmin, Ylang-ylang, Santal, Lavande, Menthe poivrée, Vétiver. On peut être plus précis en choisissant des huiles plus en affinités avec son dosha.

 

Au coucher :

  • je fais chiropichu : j’imbibe un coton d’huile de sésame tiède que je place sur la fontanelle pour apaiser le système nerveux.

Toutes ces techniques me permettent de me régénérer et de laisser la libre circulation des fluides physiologiques et du Prana s’opérer sans perturbations durant cette phase de mon cycle. Puis s’amorce une nouvelle phase…

La phase folliculaire

Elle suit immédiatement les règles. A ce moment là je refait surface ! Mon énergie reprend rapidement le dessus, je me sens pleine de vitalité et prête à gravir des montagnes. Le taux de testostérone est élevé : le dynamisme et la motivation sont élevés, il y a une plus grande résistance à la douleur, et je le ressens dans toutes les fibres de mon être.
A ce moment là, je recommence progressivement à courir et avoir une pratique de yoga sans complexe : postures d’étirement, d’équilibre, de renforcement, travail cardio avec les salutations, tout y passe !! Je me fais plaisir, je fais le plein d’énergie, je me recharge. Je passe de l’intériorité qui me nourrit à l’extériorisation où le dehors me nourrit en profondeur et mon bhavana est la tonification (Brimhana). J’utilise tous les outils yoguiques à ma disposition.

Je recommence le Yoga des hormones qui active spécifiquement les glandes du système hormonal féminin à l’aide de postures dynamiques, de respirations intense en Bastrika et de circulations d’énergie vers les glandes endocrines travaillées. Je recharge mon corps énergétique pour rééquilibrer la physiologie des hormones.

Pour ce qui est de ma routine yoguique quotidienne : 

  • Je recommence les salutations au soleil, les pawan muktasana pour échauffer le corps, activer la respiration et le prana. En fonction des séries de pawan je travaille sur les articulations, le digestif ou la circulation du prana.
  • Je re-pratique toutes les asanas : flexion, extension, rotations, équilibre, inversion… Dès que la période des règles est terminée, je recommence à pratiquer des inversions qui sont de grandes guérisseuses du système reproductif. Elles apportent rapidement un équilibre.
  • Je fais du pranayama : Kapalabatti ou Bastrika, Padadira pranayam, Nadi sodhana, Surya bedha, Hasta mudra Pranayama, Brahmari pranayama, Murccha pranayama, des respirations complètes, Ujjai… le tout avec des rythmes et des temps évolutifs, j’ai le choix des armes !
  • Le tout saupoudré de bandhas pour verrouiller le prana afin qu’il circule dans tous les tissus du corps physique et les nadis du corps énergétiques entre autre : mulabandha, jalandhara bandha, uddiyana bandha soit Maha bandha.
  • J’utilise des kriya de nettoyage : Agnisar kryia, Nauli.
  • Des kriyas de la kundalini : Sahara Pranayama, Nada sanshalana, Maha bandha, Prana Pranayama, etc.
  • Des mudras : des mains (Gyana mudra, Chin mudra), des yeux (Shambhavi, Nasikagra), de la langue (Khechari mudra), du plancher pelvien (Ashwini mudra, Mula bandha, Vajroli mudra), sous forme d’asana (Vipakarani mudra, Prana mudra, Maha mudra, Maha bedha mudra).

Puis les corps physiques et énergétiques étant chargés de Prana, j’utilise la pléiade de visualisation, concentration (Antar Mouna, Siddakash dharana, Hridayakash dharana, Tattvas shudhi, Swara yoga, Ajapa Japa, …) à ma disposition pour continuer à nettoyer, renforcer et équilibrer le flux de l’air, le flux d’énergie, les deux hémisphères et les énergies Ida et Pingala pour activer la Sushumna… bref, sortir de la dualité !
Ou bien, je pratique Prana vidya, technique pour faire circuler en conscience le Prana et qui a un pouvoir d’auto-guérison et de transformation intérieure. Le Yoga nidra…
Avec ces techniques je deviens fluide et sans limite, les contours du corps disparaissent et laissent place à l’infini. Quel saveur !!

Les deux phases suivantes de mon cycle sont présentes physiquement mais ne sont pas un frein à ma pratique.

La phase d’ovulation et lutéale

Durant la période d’ovulation, l’augmentation du taux d’œstrogènes fait que j’ai parfois une sensation de douleur dans les ovaires et une légère baisse d’énergie. Il y a également une augmentation de la souplesse ligamentaire, ce qui peut accroître le risque de blessure si je fais un travail de force, ou des assouplissements trop intenses. Yoga, voie du juste équilibre !

Je ne sens pas physiquement la phase lutéale où le taux de progestérone augmente pendant que celui des œstrogènes diminue et qui s’accompagne :

  • d’une augmentation de la température corporelle, d’une modification de la sensibilité à l’insuline. 
  • les glucides sont moins utilisés par l’organisme à l’inverse des lipides. Il est intéressant de privilégier les activités aérobies (salutations au soleil, natation, vélo, course à pied, cardio-training),
  • d’une baisse du taux de sérotonine influençant l’humeur et la motivation et pouvant altérer le sommeil.

Pour ma part, mon sommeil est toujours de plomb mais durant ma pratique en journée je ressens l’envie et la vitalité pour faire des séance plus dynamiques et toniques.

J’ai remarqué que lorsque je reçois un massage Abhyangha quelques jours avant mes règles, je vivais beaucoup mieux dans mon corps les « fameux premiers jours ». Les fascias sont détendus, la peau et les tissus sont nourrit par l’huile de sésame et je me sens détendu intérieurement. C’est très confortable.

Conclusion

Toutes ces techniques à ma disposition que ce soit le Yoga (asana, pranayama, concentration, Prana vidya), la méditation, l’Ayurvéda avec les massages, une alimentation qui convient à ma constitution, un rythme qui me convienne, me permettent d’être en pleine possession de ma vitalité.
Je deviens le réceptacle du Prana qui m’environne et grâce aux pratiques mon corps, avec un minimum de tension, lui permet une circulation sans entrave. Je suis plus détendue intérieurement.
Mon esprit est plus clair et je suis connectée à l’intuition à travers mes rêves, les prises de conscience qui m’enseigne, j’ai moins peur et j’ose plus affirmer qui je suis. La vie est plus simple, fluide et joyeuse.

Sources : https://www.valdemarne.fr/newsletters/sport-sante-et-preparation-physique/influence-du-cycle-menstruel-sur-la-pratique-des-activites-physiques-et-sportives

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Pranayama, chemin vers la vitalité, vu par Alain

Pranayama, chemin vers la Vitalité dans la voie du Yoga tantrique. Vu par Alain.

Pour développer la vitalité, j'utilise le hatha-yoga, le pranayama et des techniques subtiles de Swami Satyananda.

Pour développer la vitalité j’utilise la médiation psycho-corporelle. Les techniques du Hatha-yoga selon l’enseignement de Swami Satyananda Saraswati permettent d’ancrer la conscience dans le corps : « Là où va la conscience, l’Énergie (la vitalité) va ! ». On scelle l’énergie dans le corps. Cette énergie vitale est appelée Prana.

Pour que la vitalité circule à un haut niveau dans le corps, on s’appuie sur la respiration contrôlée, qui est le vecteur de déplacement du Prana. Pour que la respiration soit contrôlée, il faut nettoyer, délier, tonifier et équilibrer le corps.

Pour atteindre l’équilibre, là ou commence Yoga, Pantajali nous donne l’indication que le Yoga « c’est l’arrêt de l’activité du mental ». Pour que le mental cesse de discourir, on commence à travailler  :

  • Sur la couche la plus « grossière » : le corps physique, Ana maya Kosha. C’est le corps né d’un père et d’une mère.
  • Puis viennent les techniques du Raja yoga. Le yoga mental agit sur Shukshma sharira, le corps subtil qui est composé de 3 enveloppes :
  • Prana maya kosha, l’enveloppe du corps vital. C’est le corps de l’énergie.
  • Mano maya kosha, est composé de notre mental et des 5 sens. C’est la deuxième enveloppe de notre corps subtil. C’est le corps mental.
  • Vijnana maya kosha : corps d’intellect, d’intuition, de sagesse divine. C’est la troisième enveloppe du corps subtil. C’est le corps spirituel.

1) Techniques  corporelles  : Ana maya kosha

Les Kriyas du hatha-yoga 

Ils permettent de nettoyer les organes, de faire circuler l’énergie, de libérer l’esprit et le cœur.
Je pratique quotidiennement les Kriyas qui utilisent la respiration :

  • Kapalabathi : permet l’afflux sanguin vers la région frontale du cerveau et stimule le nez. Le nez est nettoyé et le système respiratoire est renforcé.
  • Nauli : aide la digestion et le processus d’élimination.

Les asanas  

Elles se différencient des attitudes sportives par le fait qu’elles sont systématiquement placées avec une respiration contrôlée.
Je pratique tous les asanas et surtout ceux que je n’aime pas ! Ce qui m’intéresse c’est de revenir à l’équilibre physique pour sortir de la dualité : le travail en asymétrie permet de voir les déséquilibre physiques qui se répercutent sur tous les corps. Le souffle permet d’identifier les zones de blocage.Afin de revenir à l’équilibre, je travaille systématiquement deux fois plus longtemps sur le côté déséquilibré.

Les postures permettent également d’isoler et d’activer des zones du souffle.
Prana se décline dans le corps sous forme de cinq énergies. On les appelle les Vayus ou  Pancha prana (Pancha = 5) : Prana, Apana, Vyana, Samana  et Uddana.
Chaque Vayu est un caractérisé par sa localisation, son mouvement d’énergie et possède des fonctions au niveau des corps physique et subtil.

Les postures tenues longuement, au-delà de 15 minutes, permettent de traverser les différents corps  (Koshas).
Les tenues de postures longues ne peuvent pas se faire en force : on tient un certain temps et on craque ! Il n’y a que la détente amenée par une respiration contrôlée qui nous permet de traverser sereinement le temps dans les asanas.

Les Pranayamas

Techniques permettant de concentrer et libérer l’énergie vitale dans le corps.
Avec différents rythmes  :

  • Brimahana (expansion) allongement de l’inspire et rétention à plein
  • Langhana (rétraction) allongement de l’expire et rétention à vide
  • Samana (maintien) l’inspire égale l’expire, les rétentions égales
  • Samana rythme carré, l’inspire égale l’expire égale de rétentions

Les pranayamas que j’utilise  :

  • Calmants / équilibrants : Ujjayi, Nadi Sodhana, Nadi Sodhana mental, Bhramari
  • Nettoyants / énergisants : Kapalabathi, Bhastrika, Surya Bedha, Maha bandha, Maha bedha
  • Rafraîchissants : Shitali et Shitkari
  • Intériorisant : Murchha

Avec les Bandhas : Uddiyana bandha, Maha bandha

Avec les mudras : qui combinés avec les postures, les bandhas et les pranayamas forment des combinaisons très puissantes :

  • Mains : Gyana mudra, Chin mudra,
  • Yeux : Shambhavi,  Nasikagra,
  • Langue : Khechari
  • Plancher pelvien : Ashwini mudra, Mula bandha, Vajroli mudra
  • Asana : Vipakarani mudra, Prana mudra, Maha mudra, Maha bedha mudra,

2) Puis viennent  les techniques les plus subtiles

Avec des variations, avec ou sans visualisation – Écoute du son – Ressentis physiques…

  • De concentrations  : Antar Mouna, Siddakash dharana, Hridayakash dharana.
  • De nettoyages Tattvas shudhi, Brahma shudhi, Chakra shudhi.
  • Ou complètes : Yoga nidra, Prana Vidya, Swara yoga, pratiques des Kriya yoga du Kundalini tantra, méditations tantriques, Ajapa japa, les 108 salutations au soleil selon Satyananda (en Bastrika, avec visualisation des lotus, le nombre de pétales, les couleurs associées aux chakras et leur Bija mantra).

3) Ce que je mets en place lors de ma pratique au niveau respiration

Par les asanas 

J’isole le plus finement possible les 19 muscles impliqués dans la respiration.
Une fois que la posture est prise, je place l’immobilité grâce à la conscience de la respiration. Cette conscience fine de la respiration permet de prendre le contrôle du corps et de sortir du système réflexe grand consommateur de vitalité.

Familles de postures : flexion avant, flexion latérale, extension, rotation, appui, étirement posturale, inversion et équilibre.

Engagement musculaire : tonification, étirement, détente.

Par les techniques respiratoires

Je développe une conscience accrue de la circulation du souffle dans les postures. Elle va contribué à dilater et à rétracter l’ensemble du tissu pulmonaire. A oxygéner l’ensemble des 7 tissus (dathus), et à accumuler Prana.
J’utilise la respiration yoguique complète et ses 3 étages de la respirations, soit du bas vers le haut ou l’inverse.
Je place les 4 phases de respiration contrôlée : inspiration, rétention poumons pleins, expiration, rétention poumons vides.
Puis le rythme Brimahana, Langhana, Samana ou Samavritti.
Puis les temps dans chaque phase.

Par la connaissance de notre physiologie

Pour une prise de conscience et un contrôle maximum de la respiration il est impératif de nous connaître.
Alors comment respire-t-on  ?
A l’inspiration, le puissant muscle sous les poumons, appelé diaphragme, descend. Simultanément, le thorax prend de l’expansion, les poumons se dilatent et se remplissent d’air. L’oxygène de l’air que nous inspirons par voie nasale ou buccale parvient jusqu’aux poumons par la trachée, ainsi que jusqu’aux alvéoles pulmonaires par de fines ramifications (bronches et bronchioles) et, enfin, jusqu’aux vaisseaux sanguins (capillaires). C’est là qu’il est intégré à la circulation sanguine et qu’il parvient jusqu’aux cellules. Lorsque nous expirons, les capillaires expulsent « l’air vicié », le CO2.

Pour certains se sont des muscles principaux comme le diaphragme inspiratoire, le dentelé antérieur est le muscle expiratoire le plus important de la cage thoracique. Pour d’autres se sont des muscles accessoires, c’est à dire qu’ils ne sont pas systématiquement engagés dans le processus de la respiration.

Par cet éclairage je constate qu’il existe deux types de muscles impliqués dans le processus respiratoire : les inspirateurs et les expirateurs. Ils peuvent les deux en même temps. Ils sont principaux ou secondaires.
Le diaphragme est le muscle inspiratoire le plus important.
Les muscles para-sternaux, un des quatre groupes de muscles intercostaux, sont d’autres muscles inspiratoires actifs lors de la respiration
Deux autres groupes de muscles intercostaux : les interosseux externes et les levator costae ont une action inspiratoire accessoire, alors que les interosseux internes ont une action expiratoire.
Le triangularis sterni est le muscle expiratoire le plus important de la cage thoracique.

Certains muscles du cou et de la ceinture scapulaire participent aussi à la respiration : les scalènes contribuent à l’inspiration durant la respiration calme.
À l’inverse, les sterno-cléido-mastoïdiens ne sont recrutés en tant que muscles inspiratoires qu’en cas de majoration importante de la ventilation. Ce sont toutefois les seuls muscles respiratoires restant actifs en cas de lésion haute de la moelle épinière (C1-C2), d’autres muscles tels que le trapèze, le grand pectoral ou le grand dorsal participent également à l’inspiration.

Les muscles abdominaux ont tous une activité expiratoire. Bien qu’ils ne soient pas actifs au repos, ils sont recrutés en cas d’augmentation de la demande ventilation.

Le fait de comprendre le mécanisme de la respiration permet de le performer.

3) Autres axes de travail que j’utilise pour augmenter la vitalité, toujours sous-tendus par la respiration

  • Vinyasa visant à stimuler les 15 hormones féminines et les 13 masculines.
  • Séances focalisées sur les chakras et autres centres énergétiques (Bindu, Brahmarandhra…)
  • Pratiques pour apaiser les Doshas (Rajasique, Sattvique).
  • Pratiques visant à ressentir expansion et contraction.
  • Pratiques avec les Yantras.

4) Autres systèmes que j’utilise pour augmenter la vitalité par la respiration

L’Ayurvéda. La respiration permet de capter les arômes, ce qui permet une meilleur assimilation et donc une augmentation d’Ojas, principe de vitalité.

La randonnée rapide. J’habite en montagne je la pratique quotidiennement. Cet effort sportif intense permett de travailler la VO2 max.

5) Conclusion

Par l’ensemble des techniques mises en œuvres :
Je sensibilise l’ensemble de mon corps, en ressentant chaque partie le constituant.
J’augmente ma capacité pulmonaire et renforce mon système nerveux central.
J’équilibre mon corps qui est le reflet du mental. Je sors de la dualité en équilibrant mes deux hémisphères cérébraux et rentre en onde Alpha.
Ainsi je permet à Prana de circuler librement et de s’accumuler dans l’ensemble de mon corps et augmente ma vitalité.

PS : Toutes nos pratiques de yoga ont pour but de nous éveiller à Ananda maya kosha.   La 5e enveloppe qui appartient au corps causal, l’âme. C’est notre corps de félicité, composé de béatitude, la couche la plus profonde de notre être. Il est rempli d’extase, de bonté, de liberté, de contentement, et de joie. C’est notre Soi personnel, Atman. Il est en lien avec le Soi universel, Brahman.
Pour pénétrer cette enveloppe, il faut être dans un état de méditation profonde.
Les techniques de yoga vise à nous révéler notre nature véritable. Il devient ainsi naturel de ressentir le Soi universel. Être éveillé à ce qui est au-delà de nous-même.
Ce corps de félicité, inaltérable et lumineux, se révèle après des années de pratiques intensives, la Sadhana.
Cet état de béatitude peut se ressentir lors d’une méditation, un Yoga nidra, un Prana vidya.
Pour faire grandir cette enveloppe, il faut se relier à la source, regarder un coucher de soleil, faire un pèlerinage vers un lieu saint ayant une vibration haute, méditer, réciter des  mantras.

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Pranayama, chemin vers l'harmonie parfaite

Pranayama, chemin vers l'harmonie parfaite

Swami Sivananda a écrit : « Pranayama est le moyen qu’utilise le yogi pour réaliser dans son corps la vie cosmique et atteindre l'harmonie parfaite avec tous les pouvoirs de l’univers ».

Le mot Pranayama est composé de deux termes, Prana et Yama. Prana, est la force énergétique présente dans l’air et dans l’univers, elle nourrit et régénère tout ce qui vit et nous entoure. Prana est présent partout, c’est une source de vie. Yama signifie quant à lui étirement, maîtrise… La pratique du Pranayama permet de transmettre l’énergie absorbée aux cellules des poumons et de l’ensemble du corps pour produire de l’énergie. La force d’auto-régénération est alors activée ; c’est l’organisme entier qui se trouve régénéré. Il fonctionne plus harmonieusement et est plus efficace au niveau de tous ses systèmes : respiratoire, circulatoire, nerveux, digestif, excrétoire et reproducteur.

Le Pranayama nous met donc en relation étroite avec le contrôle et l’utilisation du Prana, la force de vie.

Le contrôle du souffle, et notamment les temps de suspension de la respiration, produit des effets physiologiques et énergétiques profonds. On bloque et on concentre le Prana dans le corps ce qui produit deux effets différents et complémentaires :

La rétention à poumons pleins — Antar Kumbhaka — réunit Prana et Apana et produit Samana ; ce qui a pour effet d’augmenter la chaleur et l’éveil de Manipur.
La rétention à poumons à vides — Bahir Kumbhaka — conduit le Prana à emprunter la Sushumna.

Ainsi lorsque l’on pratique le Pranayama, notre corps / esprit se relient avec la force présente dans les étoiles, la Terre et tout le cosmos. Le corps, microcosme, devient le contenant de la vibration universelle, il rentre en résonance avec le macrocosme. Alors, l’espace, le calme et la paix s’installent.

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